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Je suis arrive hier et voila mes premieres impressions.

C’est une grande ville, tres grande. Apres etre descendu du shinkansen, j’ai longtemps cherche les lignes JR. Forcement qund je vais a la mer je ne trouve pas d’eau. Elles etaient toutes la. Une fois trouvees, il fallait trouver la bonne ligne. Yamanote est la ligne par excellence. Elle amene dans la plupart des endroits qu’un gaijin veut/va faire.

Je suis descendu a Harajuku car le parc Yoyogi, la ou se trouve mon hotel, est juste a cote. Je descends, je fais le tour du parc en long, en large et en travers. A part des corbeaux, des gens etendus pour une sieste, un saxophoniste, quatre jeunes qui repetaient une choregraphie, je n’ai pas vu l’ombre d’un hotel. En meme temps un hotel dans un parc public ?! Je regarde plus attentivement mon Lonely Planet et je vois que l’hotel se situe au National Memoriam Youth Center. Je sors du parc et je le longe jusqu’a trouver l’endroit. Un des gardiens me donne un plan pour le Youth Hostel Office. La-bas j’apprends que le check-in se fait a 16h, soit 3h30 plus tard. Cela en fait du temps a tuer, surtout que je suis fatigue car je suis parti tot et j’ai pas mal marche.

Je repars et je traverse le parc du sanctuaire Meiji qui est magnifique. On ne dirait pas du tout qu’il est situe dans une capitale comme Tokyo. J’essaie ensuite d’aller dans un internet cafe pour confirmer mon rendez-vous de demain et ma viste au dojo shotokai. J’ai trouve un internet & comics cafe, un endroit ouvert 24/24 qui propose box individuel, manga a foison, boissons a volonte et douche pour 400¥/h. J’ai ensuite flane dans Shibuya, mange un morceau et suis rentre a l’hotel pour faire le check-in.

Ma premiere impression c’est que je n’aime pasa Tokyo, trop grand, trop impersonnel, trop urbaine. Cela est peut-etre du au fait que je sois seul ici, sans guide et ne connaissant pas la langue.

On verra bien si ce soir mon impression changera.

Aujourd’hui je compte aller au Sony Building et Akihabara.

L’Himeji-jo est l’un des seuls châteaux japonais en bois ayant survécu au temps et aux guerres.

C’est l’une des plus vieilles structures du Japon médiéval. Inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO et désigné comme trésor culturel du Japon, avec le Matsumoto-jō et Kumamoto-jō, c’est l’un des trois seuls châteaux japonais en bois encore existants. Il est aussi connu sous le nom de « Shirasagi-jō » (château du Héron blanc) en raison de sa couleur blanche extérieure.

Le château de Himeji apparaît souvent à la télévision japonaise. La raison en est simple, lorsque le tournage d’une fiction doit avoir lieu (Abarembo Shōgun par exemple), les producteurs se tournent naturellement vers cette merveille qui est la seule aussi bien conservée. Il est également le lieu où se sont tournées les scènes extérieures de Ran ou encore de Kagemusha deux célèbres films d’Akira Kurosawa.

Le château a été conçu et réalisé pendant l’ère Nanboku-cho de la période Muromachi. En 1346, Sadanori Akamatsu prévoit de construire un château à la base du mont Himeji, où Norimura Akamatsu avait construit le temple de Shomyo-ji. Après la chute d’Akamatsu durant la Guerre Kakitsu, le clan Yamana reprit un moment à son compte l’idée d’un château ; mais les Akamatsu reprirent le dessus après la Guerre d’Ōnin c’est à cette période qu’Akamatsu Masanori y ajoute deux enceintes.

En 1580, Toyotomi Hideyoshi prit le contrôle du château, et Yoshitaka Kuroda construisit une tour de trois étages l’actuel donjon.

À la suite de la bataille de Sekigahara en 1601, Ieyasu Tokugawa accorda le château de Himeji à Ikeda Terumasa son gendre. En 1609 le donjon de quatre étages est achevé puis en 1618 Tadamasa Honda fait élever les bâtiments de l’enceinte ouest.

Himeji fut l’un des derniers repères des tozama daimyō à la fin de la période Edo. En 1868, le nouveau gouvernement japonais envoya l’armée Okayama, sous le commandement du descendant de Ikeda Terumasa, pour déloger ses derniers occupants.

Le 10e Régiment d’infanterie occupa le château de Himeji en 1874, et le ministère de la Guerre prit le contrôle du château en 1879. La tour principale fut rénovée en 1910, utilisant 90 000 yens de fonds publics.

Quand le système des han fut aboli en 1871, le château de Himeji fut vendu aux enchères. Le prix d’achat fut de 23 yens et 50 sens. Cependant, le coût du démantèlement du château se trouva être prohibitif et il fut finalement abandonné.

Himeji a été bombardé en 1945, à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Bien qu’une école à proximité ait été totalement détruite par les flammes, le château a survécu, presque entièrement non touché, à l’exception de quelques impacts.

C’était la première fois que je voyais un château japonais. La plupart des autres châteaux ne sont que des reconstitutions fidèles mais en béton de l’extérieur du château et dans lesquels se trouvaient le plus souvent un musée plus ou moins insipide qui ne valait pas le prix d’entrée. C’est une visite que je conseille car il est rare d’avoir l’occasion d’en visiter un en état. Il faut avoir de bonnes cuisses car les pentes des escaliers sont raides et il faut souvent faire attention à sa tête avec les poutres assez bases.

Le jardin autour du parc doit être magnifique au temps des sakura, les cérisiers en fleur, car le parc en est rempli.

La visite se fait relativement vite, une à deux heures et c’est très facile d’accès par le train. En sortant de la gare, c’est tout droit. Aucun moyen de se perdre !

En japonais le Gion matsuri. C’est une fête très célèbre à Kyoto et au Japon.

A l’origine, ce festival est une partie d’un rituel de purification pour apaiser les dieux causant les incendies, les inondations et les tremblements de terre. En 869, les gens furent atteints de la peste laquelle était attribuée à Gozu Tenno. L’empereur Seiwa ordonna au peuple de prier le dieu du temple shinto d’Yasaka, Susanoo no mikoto. Soixante six hallebardes stylisées et décorées, une pour chaque province dans l’ancien Japon, furent préparées et érigées au Shinsen en, un jardin, avec les temples mobiles du temple de Yasaka.

Cette pratique fut répétée tant qu’il y eut un évènement de ce genre. En 970, il fut décrété en tant qu’évènement annuel. Au fil du temps, la classe marchante influente et puissante fit du festival quelque chose de plus en plus élaboré et à la période Edo, elle l’utilisa pour montrer sa richesse.

En 1533, le shogunat d’Ashikaga stoppa tous les évènements religieux mais le peuple protesta, disant qu’ils pouvaient se passer de rituels mais non de la procession. Ceci marque la progression du festival vers sa forme actuelle.

Le festival dure le mois de juillet. Cependant il y a des jours de grande célébration comme le 16 au soir et la matinée du 17. Le soir du 16 juillet, tous les quartiers traditionnels sont illuminés et décorés avec des lanternes, des tentures et des bannières de fleurs. Le lendemain matin, la grande procession débute au sanctuaire Yasaka, près du quartier de Gion.
A lieu alors un véritable défilés d’une trentaine de chars accompagnés de flûtes, de tambours et de gongs. Ces chars représentent les différents quartiers ou corporations de la ville. On peut apercevoir des geiko et des maiko sur le seuil de leur maison lors de ce festival.

Les chars sont très lourds et ils n’ont pas de roue mobile pour pouvoir tourner. Ils ont eu l’idée de mettre des lattes de bambou au sol, de les mouiller et de faire glisser le char dessus. L’opération prend environ un quart d’heure pour les chars les plus grands.

C’est l’un des endroits japonais les plus photographiés au monde.

Forcément je n’y ai pas coupé. Après Hiroshima, je me suis rendu à Miyajima, une île quasi-paradisiaque non loin d’Hiroshima.

L’île d’Itsukushima est considérée, dans la religion shintoïste, comme une île sacrée. Il n’y a ainsi ni maternité ni cimetière sur l’île, car ce statut interdit que l’on y naisse ou que l’on y meure. De la même façon, il est interdit d’y abattre des arbres. L’île est donc couverte d’une forêt relativement luxuriante. Comme à Nara, on peut y apercevoir des biches en liberté.

De nombreux temples et sanctuaires sont construits sur l’île.

  • Le principal d’entre eux est le temple d’Itsukushima (厳島神社), avec son célèbre torii flottant (大鳥居). Il est l’une des « trois vues les plus célèbres du Japon » (avec Amanohashidate et Matsushima). Le temple d’Itsukushima est inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1996.
  • Le temple de Senjokaku (千畳閣) comprend une pagode de cinq étages construite en 1407.
  • Le Daigan-ji, dédié au dieu de la musique, date de 1201.

Le temple d’Itsukushima date du VIe siècle ; il existe dans sa forme actuelle depuis 1168 grâce aux dons de Taira no Kiyomori. La construction du sanctuaire, consistant en des structures sur pilotis et des pontons, est due au statut sacré de l’île. Les visiteurs n’avaient en effet pas le droit de mettre pied à terre sur l’île ; ils devaient, en arrivant par bateau, passer sous le torii flottant et accoster sur les pontons. Une scène de théâtre , également sur pilotis, se trouve à proximité du temple.

Le torii flottant (大鳥居) du sanctuaire d’Itsukushima est l’une des attractions touristiques les plus populaires du Japon, et la vue du torii avec, en fond, le mont Misen, est désignée comme l’une des « trois vues les plus célèbres du Japon » (avec le banc de sable d’Amanohashidate et la baie de Matsushima). Le sanctuaire est doté d’un torii depuis 1168, bien que l’actuel ne date que de 1875. Il mesure 16 mètres de hauteur et possède quatre montants (style ryōbu, 両部, ou yotsuashi, 四脚) afin de lui donner plus de stabilité.

Le torii vu du ferry En se rapprochant Face à face

En raison de sa position en bord de mer, le sanctuaire semble flotter à marée haute. Le torii, quant à lui, n’est accessible depuis le rivage qu’à marée basse.

Par son caractère sacré, l’île est magnifique. Il y a relativement peu de construction et le cadre est magnifique pour y rester un couple de jour. Si la prochaine fois que je suis au Japon, j’ai une copine, je pense que j’irai l’emmener là-bas pour quelques jours.

C’est vraiment un très beau endroit !

C’est un des effets secondaires de ma visite d’aujourd’hui !

Je suis allé à Hiroshima, qui est à environ deux heures Kyoto. Hiroshima est la première ville à avoir été touché par une bombe atomique. C’était le 6 août 1945.

En 1945, l’armée Américaine avait retenu quatre objectifs : Hiroshima, Nagasaki, Kokura et Niigata.

Le 6 août 1945 à 2 h 45 (heure locale), le bombardier B-29 Enola Gay piloté par Paul Tibbets, décolle de la base de Tinian, avec à son bord une bombe atomique à l’uranium 235 d’une puissance de 12 kilotonnes, surnommée Little Boy. L’équipage est composé de douze hommes, dont quatre scientifiques. Deux autres B-29 l’escortent, emportant les instruments scientifiques destinés à l’analyse de l’explosion.

À 7 h 09, l’alarme aérienne est déclenchée à Hiroshima ; un avion isolé est repéré. Il s’agit du B-29 d’observation météorologique Straight Flush. Au même moment, deux autres appareils survolent Kokura et Nagasaki pour une mission de reconnaissance identique. Les conditions météorologiques sont très bonnes au-dessus de Hiroshima ; la ville est choisie comme cible. Au sol, l’alerte aérienne est levée à 7 h 30. La ville a été peu bombardée pendant la guerre et les habitants ont l’habitude de voir les bombardiers américains survoler leur ville pour se rendre plus au nord.

La bombe, recouverte de signatures et d’injures à l’adresse des Japonais est armée en vol et larguée à 8 h 15, à près de 9 000 mètres au-dessus de la ville. À 8 h 16 mn 02 s heure locale, après 43 secondes de chute libre, la bombe explose à 600 mètres du sol, à la verticale de l’hôpital Shima situé au cœur de l’agglomération.

L’explosion, équivalent à celle de 15 000 tonnes de TNT, rase instantanément la ville. 75 000 personnes sont tuées sur le coup dont un tiers de militaires, la ville étant entre autres le siège de la 2e Armée, chargée de la défense de l’ouest du Japon, et de nombreux arsenaux et bases aériennes. Dans les semaines qui suivent, plus de 50 000 personnes supplémentaires meurent. Le nombre total de morts reste imprécis ; il est de l’ordre de 250 000. Sur les 90 000 bâtiments de la ville, 62 000 sont totalement détruits.

Il ne resta aucune trace des habitants situés à moins de 500 mètres du lieu de l’explosion.

Au retour, les aviateurs verront pendant 500 kilomètres le champignon qui, en deux minutes, a atteint 10 000 mètres d’altitude. L’Enola Gay atterrit six heures plus tard à Tinian. Son équipage est aussitôt décoré.

Le dôme de la bombe A

Conçu par l’architecte tchèque Jan Letzel, ce bâtiment de style européen fut construit en 1915. Remarquable par son dôme ovale et ses façades bombées, il était un point de repère pour les habitants et un symbole du département.

Le 6 août 1945, à 8h15 du matin, la première bombe atomique explosa à 580 mètres du sol, à 160 mètres au sud-est de ce bâtiment. Les constructions alentour furent instantanément vaporisées, mais ce bâtiment, du fait qu’il ait subi le souffle de l’explosion presque directement de dessus, resta en partie debout, offrant à la vue ses façades calcinées et l’ossature métallique du dôme telles qu’on peut les voir aujourd’hui.

Au bout d’un certain temps, les gens se mirent à nommer les ruines de ce bâtiment le « Dôme de Genbaku ». En juin 1995, ces ruines furent classées monument historique et l’année suivante, le 5 décembre 1996, elles furent inscrites sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

L’appellation officielle sur la Liste du patrimoine mondial est « Mémorial de la paix d’Hiroshima (Dôme de Genbaku) », avec comme argument que « le Dôme est devenu un monument universel pour l’humanité entière, symbolisant l’espoir d’une paix perpétuelle et l’abolition définitive de toutes les armes nucléaires sur la Terre ».

Il faut noter que les représentants des États-Unis et de la Chine se sont opposés à cette inscription, déclarant « qu’elle était dénuée de toute perspective historique » …

Le mémorial des enfants les origami protégés

Des petits origami en forme
de grue

Le monument de la paix des enfants (japonais : 原爆の子の像) est un monument pour la paix pour commémorer Sadako Sasaki et les milliers d’enfants victimes du bombardement atomique d’Hiroshima, et est situé dans le parc mémorial de la paix lui-même dans la ville d’Hiroshima.

Réalisé par les artistes Kazuo Kikuchi et Kiyoshi Ikebe, le monument a été construit en utilisant l’argent provenant d’une campagne de collecte de fond menée par les écoliers japonais dont les camarades de classe de Sadako, avec la principale statue intitulée l’enfant Bombe A qui a été dévoilée le 5 mai 1958 (le jour des enfants au Japon).

Sadako avait alors deux ans et se trouvait ce jour-là à deux kilomètres du lieu de l’explosion. La plupart de ses voisins furent tués mais Sadako ne fut pas blessée ou ne sembla pas l’être.

Jusqu’en 1954 elle semblait être une petite fille normale et joyeuse. Bonne élève, elle passa une enfance sans problème majeur, grandit normalement et se lança dans la course à pied de compétition.

Cependant, en 1954, après un relais où elle avait aidé son équipe à gagner, elle se sentit extrêmement fatiguée et sa tête tournait. Les vertiges passant, Sadako pensa qu’ils n’étaient causés que par la fatigue, mais ce n’était pas le cas. Dès lors de plus en plus d’incidents se produisirent. Plus tard les vertiges furent tels qu’elle tomba et ne put se relever. Ses camarades de classe appelèrent la maîtresse qui contacta ses parents. Ces derniers l’emmenèrent à l’hôpital de la Croix-Rouge où on diagnostiqua une leucémie (une forme de cancer des cellules sanguines), le « mal de la bombe atomique » auquel peu survivaient à cette époque.

La meilleure amie de Sadako, Chizuko, lui raconta l’ancienne légende japonaise des 1000 grues et lui apporta un origami. Selon celle-ci, quiconque confectionne mille grues en origami voit un vœu exaucé. Sadako s’attela dès lors à la tâche, espérant que les dieux, une fois les mille grues pliées, lui permettraient de guérir et de recommencer la course à pied. La famille de Sadako s’inquiétait à son propos. Ils venaient souvent lui rendre visite à l’hôpital pour lui parler et l’aider à faire les origamis. Après qu’elle eut plié 500 grues, elle se sentit mieux et les médecins dirent qu’elle pouvait rentrer chez elle pour quelque temps, mais après moins d’une semaine elle se sentit de nouveau mal et dut retourner à l’hôpital.

Elle confectionna au total 644 grues de papier. Elle mourut le 25 octobre 1955 à l’âge de douze ans. Elle avait plié ses grues avec tout le papier qu’elle pouvait trouver, jusqu’aux étiquettes de ses flacons de médicament.

L’histoire de Sadako eut un profond impact sur ses amis et sa classe. Ils finirent de plier les 1000 grues et continuèrent pour récupérer de l’argent des écoles japonaises afin de construire une statue en l’honneur de Sadako et de tous les enfants affectés par la bombe.

Aujourd’hui, dans le Parc de la Paix d’Hiroshima, se dresse une statue de Sadako placée sur un piédestal en granite et tenant une grue en or dans ses bras ouverts. À sa base se trouve cette inscription :

Ceci est notre cri.
Ceci est notre prière.
Pour construire la paix dans le monde

Tous les ans, des enfants du monde entier plient des grues et les envoient à Hiroshima. Les origamis sont disposés autour de la statue. Grâce à Sadako, la grue en papier est devenue un symbole international de la Paix.

Voila pour ma visite à Hiroshima. La ville n’est pas extraordinaire en soi, elle ressemble à des tas d’autres villes japonaises: centre commercial dans la gare, allée commerçante avec toutes les grosses enseignes et des parcs. Je n’y suis pas allé pour cela mais pour ce qui s’y est passé. Je vais sûrement partir sur une pensée très banale, très vérité vraie, très « le mal ce n’est pas bien » – typiquement des choses que je n’aime pas lire, voir ou entendre.

Etant par nature scientifique, je me suis toujours demandé ce que la science pouvait apporter. Ici la science et surtout les hommes ont vraiment foiré. Au Japon, il y a un quota pour les écoles en ce qui concerne les visites à Hiroshima mais David me disait que ce quota était de plus en plus faible car le gouvernement japonais a l’air de vouloir remettre de l’atomique au goût du jour.

Des arbres qui ont survécus
à la bombe et aux retombées
Les photos et les noms
des victimes

En résumé Hiroshima mérite qu’on lui accord une journée, pour faire pleinement les lieux de commémoration et essayer de comprendre pourquoi.

Là où la difficulté commence !

Lever 6 heures pour Bando. A la gare JR tout était écrit en japonais mais le préposé aux tickets m’a bien renseigné. A Bando, j’ai demandé mon chemin et au final je suis arrivé au premier temple. J’ai pris mon attirail de pélerin: la veste, le bâton, le chapelet, le sac pour les dons, le guide en anglais, les ofuda à distribuer.

J’ai fait beaucoup de kilomètres cette première journée. Je me suis parfois trompé de chemin mais j’ai toujours retrouvé où aller grâce des personnes qui m’ont beaucoup aidé. Il y a eu ce couple en voiture qui m’a donné à boire, un motocycliste qui m’a donné son guide en japonais car il a vu que je m’étais trompé de route, j’avais pris celle des véhicules à moteur, plus difficile pour les pélerins à pied. Pendant que j’écris ces lignes devant le septième temple, des gens se sont arrêtés pour voir si j’allais bien et ils m’ont donné de l’argent. Au sixième temple, j’ai vu un vieux monsieur qui m’a demandé d’où j’étais. Je l’avais déjà croisé aux temples précédents. Quand je lui ai dit que j’étais français, il a commencé à me parler en français. On a un peu discuté et je lui ai offert des flocons d’Ariège et à la fin il m’a offert un livre en japonais de Jun’ichirō Tanizaki L’éloge de l’ombre. Il m’a dit que ce serait pour le jour où je lirai couramment en japonais. Il s’appelait Takane Suzuki.

Au quatrième temple, un moine m’a proposé de joindre son groupe pour la récitation des sûtras. Après on a discuté sur le pourquoi et le comment du pélerinage, et sur ce qu’il avait fait à St Jacques de Compostelle. Il m’a donné sa carte si jamais.

Je pensais dormir au septième temple mais à priori ce n’est pas possible. Fermé à ce qu’il paraît. J’ai voulu manger quelque chose mais même réponse, fermé. Un type est sorti du petit resto et a vomi toutes ses nouilles dehors. Très plaisant ! Il est allé faire un tour et est venu discuter avec moi. A la fin il m’a proposé de venir dormir chez lui. Il parlait anglais. Arrivé chez lui car je ne voulais pas me priver d’une occasion de bien dormir, ses parents n’ont pas apprécié que je sois là, pélerin ou pas. Leur fils était saoûl (je précise, il a 51 ans). Je me suis excusé et je suis retourné au septième temple.

Un type est venu me dire qu’il y avait moyen de dormir au sixième temple et je me suis refais le trajet. C’est au niveau de la porte principale dans la pièce où il y a la cloche. Pas moyen de dormir là. Il fait trop chaud. Je repars donc au septième temple et je dors sur les bancs de l’aire de repos.

Tout cela me fait réfléchir. J’ai une grande difficulté à communiquer et je me prive sûrement de certaines occasions. Mes épaules me font souffrir, le soleil est implacable et j’ai pris un coup de soleil. Je n’ai pas vraiment bien dormi et niveau nourriture c’est très galère pour trouver quelque chose. En deux jours j’ai beaucoup bu de boissons vitaminés mais j’ai bien peu mangé. J’avais prévu de faire le pélerinage jusqu’à vendredi mais dans ces conditions, ce serait de la folie de continuer. Je suis donc reparti sur les routes non pour faire d’autres temples mais bien pour rentrer sur Kyoto.

Dans le train du retour j’ai croisé trois pélerins américains, le père et ses deux enfants. Le père parlait français et vivait à Tokyo. Il était adorable. Je lui ai parlé de mes difficultés et n’a pu que me conseiller de rentrer. A ce moment là, j’aurai eu envie de partir avec eux et de continuer mais dans mon état, ce n’était pas possible.

De cette expérience brève mais intense, j’en retire pas mal de choses. Je ne pensais pas être aussi endurant physiquement: j’ai tremballé un sac d’une dizaine de kilos sur des sentiers de randonnée pendant des heures sous le soleil sans trop de souci hormis un mal d’épaule et un coup de soleil. Ensuite lorsque je referai le pélerinage je le ferai à vélo et/ou accompagné et surtout en parlant un minimum japonais.

Je n’ai pas pris de photo car c’était galère d’en prendre avec mon bâton dans une main et les cartes dans l’autre.

La première partie du pélerinage sur l’île de Shikoku.

Je suis parti ce matin très tôt vers 6h. Heureusement que j’avais planifié l’itinéraire la veille car plus on s’éloigne des grandes villes, moins il y a de romanji (l’écriture romane, opposé à l’écriture japonaise). Je m’en suis sorti avec les horaires et en baragouinant deux trois mots. Je suis arrivé à midi à Tokushima un des plus grandes villes de Shikoku. J’ai vite trouvé mon hôtel, le Sakura-so. La propriétaire parlait trois morts d’anglais mais j’ai réussi à avoir ma chambre. Arès avoir posé mon sac, je suis allé me renseigner sur comment le Shikoku Hachijūhakkasho. A l’office du tourisme, personne ne parle anglais et je me suis rabattu sur le Tokushima Prefectural International Exchange Association (TOPIA). La personne parlait un peu anglaus et j’ai réussi à avoir les renseignements que je voulais. Il y a de très chouettes dépliants sur le pélerinage ainsi que des cartes détaillées de la préfecture de Tokushima.

Je ne sais pas si je pourrais faire les vingt trois premiers temples. Il fait très chaud et la barrière de la langue est certaine. Il est certainement plus facile d’être bouddhiste chez soi, au chaud ou au frais, avec ses repères, sa langue qu’à l’autre bout du monde, dans une société inconnue, avec une langue qui n’a rien à voir avec la sienne et perdu en pleine campagne.

Lorsque j’écris ces mots sur mon carnet de poche, je suis sous les cérisiers d’un parc près de la gare. Je me suis un peu étendu sur les bancs de bois. Il y avait une très jolie musique qui venait des alentours, avec une sonorité traditionnel. J’ai d’abord pensé à du shamisen. Au moment de partir, je me suis aperçu que c’était un petit vieux qui jouait d’un instrument un peu bizarre qui tient à la fois de la flûte et de l’harmonica. En lui demandant le nom, je me suis demandé comment il allait réagir. Il a souri et m’a dit simplement « Ocarina ». Forcément. J’ai repensé avec mes réflexes de geek, aux Zeldas. Il a joué un morceau qui était dans une bande originale de Joe Hisaishi, le Voyage de Chihiro. Quand j’ai dit sugoi, super en japonais, il s’est mis à rire. Puis je suis parti manger.

Un peu plus tard dans ma chambre à l’hôtel…

Belles rencontres que j’ai faites aujourd’hui ! Tout d’abord une vieille dame et sa fille qui déjeunaient à un des restaurants de la gare. On a essayé de discuter: elles m’ont pris d’abord pour un américain, puis m’ont trouvé soit mignon soit que mon teint était jolie, je n’ai pas bien saisi. S’il faut c’est carrément autre chose. La vieille dame avait 78 ans et m’a laissé un mot sur mon petit carnet. Celui-ci dit en substance de tenir bon malgré la chaleur et d’avoir du courage. Elle m’a donné mon premier osetai, un don que l’on fait spontanément aux pélerins faisant le pélerinage. Un don comme cela c’est un don que l’on fait à Kukai.

Je suis revenu au TOPIA pour me faire traduire le mot. C’est là que j’ai rencontré Xiao, un chinois ou un presque chinois, je n’ai pas bien saisi, avec qui j’ai discuté un moment. C’est la seule personne avec qui j’ai pu discuté anglais depuis mon arrivée. Très peu de personnes parlent anglais en dehors des très grandes villes. Cela m’a encore plus motivé à apprendre le japonais en rentrant. Ici l’écriture est omni-présente il y a des kanji, hiragana et katakana partout. Xiao m’a félicité pour mon anglais et m’a demandé quand je rentrerai en France de pousser mes compatriotes à parler des langues étrangères et à aider les touristes comme il l’a fait avec moi. A l’étranger les français n’ont pas une réputation de polyglotte. Il m’a donné quelques conseils et je suis parti.

La barrière de la langue me chagrine un peu. J’aimerai bien parler et échanger plus avec les japonais mais mon oreille n’est pas encore habitué à reconnaître la langue.

Je me donne jusqu’à vendredi pour faire les vingt trois temples. C’est une prévision très optimiste car je n’ai pas encore porté mon sac très longtemps et surtout pas sur une randonnée en pleine chaleur.

L’auberge dans laquelle je suis est très propre et pas chère du tout. Les seuls inconvénients sont les toilettes à l’étage et la salle de bain au premier.

J’ai encore du mal à cerner les japonais. Je me demande s’ils ont des passions, une vie en dehors du travail. Quand on parle de travail, j’ai l’impression qu’ils travaillent tous dans l’entreprise de Dilbert. Ils sont tous en uniforme ou costard pour partir travailler. David me disait que pas mal de femmes après l’université rêvaient de se marier et d’être femme au foyer. Ici le mariage est en général, avant tout, social et un moyen de faire progresser dans sa carrière.

Il y a une chose fantastique ici, ce sont les aménagements faits pour les handicapés. Tout est fait pour faciliter leur vie, c’est incroyable par rapport à ce qui est fait en France.

Il se fait tard, je vais aller bouquiner sur mon futon bien douillet.

Titre intriguant, ne ?

Aujourd’hui, pas vraiment de visite. Kentaro est passé et on est allé manger ensemble.

Ensuite on a pris le vélo pour le batting center, un endroit pour aller taper des balles avec une batte de baseball. Cela m’a remémoré les souvenirs où gamin, je tapais des balles aussi avec mon père. C’est assez physique. Il existe plusieurs vitesses de tir de balle: 90, 100 et 120 km/h.

Après nous sommes allés à Gion. C’est est un district de Kyôto au Japon connu pour ses geishas. Ce nom désignait à l’origine le sanctuaire Yasaka, d’où part chaque année la procession du fameux Gion Matsuri, l’un des plus grands matsuri du pays.

Gion se divise en deux hanamachi (quartiers de geisha) : Gion Higashi (祇園東) et Gion Kôbu (祇園甲部). Malgré le déclin du nombre de geishas depuis une centaine d’années, ces quartiers restent célèbres pour ce qui est de la préservation des traditions. Aujourd’hui, une partie de ce district est classé patrimoine historique du Japon.

Contrairement à la croyance populaire, Gion n’est pas un quartier de prostitution puisque les geishas ne pratiquent pas la prostitution. Il existe quand même des maisons closes, des bars à hôtesses et gigolo pas très loin de là.

Normalement ceci est mon dernier billet de Kyoto. Je serai à Tokyo du 23 au 25 juillet pour aller voir le dojo du Shotokaï. Je serai de retour par ici vers le 26 juillet et ensuite je pars avec David et Sophie à Osaka jusqu’à 3 août. Demain je pars pour Shikoku et plus particulièrement Tokushima. Je devrais rester la semaine sur Shikoku entre le pélerinage et les villes de surfers.

Je ne pense pas poster tous les jours, je ne sais pas comment cela se passera pour les semaines à venir. Ne vous inquiétez pas.

Mata ne !

Hier je suis allé au Fushimi Inari et Arashiyama. Le seul point négatif fut les moustiques T_T

Ce sanctuaire est surtout connu pour ses milliers de torii vermillon formant un chemin sur la colline sur laquelle le temple est construit. Ces torii sont pour la plupart des dons faits par des particuliers, des familles ou des entreprises à la déesse Inari. Le nom des donateurs figure souvent sur les montant du torii.

La déesse Inari représente le protecteur des céréales, plus particulièrement du riz et il a été ainsi historiquement associé avec la richesse, ce qui peut expliquer la présence de ces milliers de torii.

Bien que l’ayant fait le matin, il faisait assez chaud. La forêt était très humide. La transpiration attirait les moustiques et si on n’y fait pas attention, au moindre arrêt on est assailli ! Il faut être toujours en mouvement sous peine de leur servir de casse-croûte. Je déconseille l’ascension aux cardiaques ainsi qu’aux phobiques des araignées, vu le nombre de marches et d’araignées. La bande son était interprété par divers cours d’eau et une pléthore d’immenses corbeaux.

Il existe plusieurs chemins pour arriver au sommet. Au retour, j’ai décidé de passer par un autre chemin et je me suis « égaré » sur un sentier de randonnée. L’entrée du Fushimi Inari est juste devant la gare mais pas le début du sentier. J’ai traversé un quartier de Kyoto à pied mais j’ai finalement retrouvé la gare.

L’après-midi, nous sommes allés au Tenryû-ji. Traditionnellement, les temples japonais sont souvent blottis près des montagnes. Il est donc possible d’en voir plusieurs à Arashiyama.

Le plus facile d’accès est sans aucun doute le temple bouddhiste Tenryû-ji (天龍寺, « temple du dragon céleste »). Il possède un jardin dessiné par Kokushi Musô (Sôseki). L’étang a la forme du caractère 心 (kokoro, « cœur »). Nous avons eu la chance de voir l’étang rempli de lotus en fleur.

L’histoire de sa fondation est très intéressante. Takauji Ashikaga, premier shogun du Japon, venait tout juste de trahir l’empereur et de l’exiler sur le mont Yoshino. Lorsque l’empereur mourut, son précepteur fit un rêve étrange qu’il raconta au shogun : un dragon furieux sortait de la rivière à Arashiyama. Dans la Chine ancienne, le dragon symbolise l’âme de l’empereur, furieux de son infortune, qui se serait ainsi réincarné. Pour apaiser l’âme de l’empereur dragon, le shogun ordonna la construction du Tenryû-ji en 1339, à l’endroit exact où l’empereur avait résidé pendant son exil.

Le temple est extrêmement calme et nous nous sommes assis, tranquillement, sur les tatami du temple en face de l’étang. On est resté là un moment, profitant du calme. A côté du temple, il y a une immense forêt de bambou. Il y fait très sombre et tout est silencieux. Les bambous culminaient à une quinzaine de mètres au dessus de nos têtes.

Quelques choses amusantes sur le Japon.

Ici il y a plusieurs choses qui peuvent surprendre comme:

  • il est interdit de fumer en marchant, il faut s’arrêter et fumer à certains endroits prévus pour,
  • on ne traverse pas n’importe comment sinon on se fait incendier par la police,
  • les bus arrêtent leur moteur au feu rouge,
  • on fait la queue gentiment en attendant le bus,
  • les machines à laver ne lavent qu’à l’eau froide,
  • il y a tellement de distributeur de boissons qu’il doit y avoir un par habitant,
  • les restaurants présentent des plats en plastique sur leur vitrine,
  • les restaurants servent toujours un verre d’eau fraîche quand on s’assoit,
  • il n’y a ni numéro sur les maisons ni d’autres détails pour se repérer, tout est classé par bloc d’habitations

C’est tout pour aujourd’hui !