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Billets de Voyage・旅行のブログ投稿

J’ai voulu laisser passer une semaine pour livrer mes impressions finales sur mon voyage.

Au début de ce périple, on m’a souvent demandé quelle était ma première impression sur le Japon, sachant que selon les gens qui me posaient la question, la première impression dure toujours. Je ne savais jamais trop quoi répondre car je m’imaginais soit le Japon comme cela, soit je n’avais vraiment aucun à priori et tout semblait couler de source pour moi. Je ne sais pas.

Après un mois passé au Japon, je peux donner mes impressions. La plus prenante ne fut pas vraiment à la descente de l’avion à Charles-de-Gaulle mais bien celle, dans mon lit d’adolescent, chez ma mère, dans ma ville natale, où je me suis dit: « Le Japon me manque ».
Ce n’était pas la première fois que je partais loin et longtemps mais c’est bien la première fois que j’ai ressenti cela pour un endroit.

Jun, avant de partir, me demandait le bilan de mon voyage et ce que j’avais le plus apprécié. Pour le bilan, je ne savais pas encore. Néanmoins, je savais déjà ce que j’avais le plus apprécié et j’ai répondu presque sans réfléchir: les japonais! Cela peut paraître bizarre, étonnant, faux-cul, ou que sais-je d’autre. C’est ce que je ressens. Peut-être qu’ils ont une politesse de façade, qu’ils ne disent pas ce qu’ils pensent et qu’ils gardent beaucoup de chose pour eux, mais j’ai toujours été bien accueilli, on m’a toujours aidé. Jun m’a fait remarqué que j’ai eu de la chance et c’est vrai que j’ai eu de la chance. David et Sophie, qui m’ont supporté durant un mois, m’ont fait rencontrer des japonais géniaux: Kentaro, Shoko, Emi, Haruka (spécial dédicace à Kentaro, tu viens quand tu veux! Les autres aussi ;) ), des endroits incroyables et m’ont amené là où je ne serai jamais allé tout seul. Leur amitié et leur présence a toujours été un refuge.

Je tiens d’ailleurs à remercier: Olivier, Haruko, Koshin, l’homme en moto, la jolie demoiselle qui s’est endormie sur moi, Yuki de Tokyo, Hamama, Hassen, Laure, Miharu, le monsieur des omelettes, les bains qui rendent beau, la gentille vieille dame et sa fille de Tokushima, les gens qui m’ont aidé sur Shikoku, le pélerin américain de Chicago et ses enfants, Yuki d’Osaka, David l’allemand sympathique de l’hôtel et du matsuri, la mère de Shoko, le propriétaire de l’immeuble, le sensei du dojo Shotokan (qui pratique le shotokaï), les élèves du dojo, le jeune homme qui m’a aidé à trouver le dojo, les trois bordelais que j’ai accompagné à Nara, les gens de la fête du Tenjin matsuri, les gens du matsuri du quartier de l’hôtel, Pierre, Motoko, Shakyamuni et à tous les gens que j’oublie pour l’instant mais qui ont participé à rendre mon voyage tellement agréable.

J’ai beaucoup appris durant ce mois de juillet. J’ai appris des autres, sur moi. C’est quelque chose d’inestimable…

Juste merci.

Aujourd’hui j’ai été porteur de mikoshi au matsuri de l’Hirota-jinja. Mais qu’est ce donc ?

La jolie réceptionniste de l’hotel, Yuki, m’a gentiment demandé si je voulais bien aller au matsuri avec elle. J’ai bien évidemment accepté. J’ai revêtu l’habit traditionnel et le bandeau à l’effigie/kanji du quartier.

Un matsuri c’est un festival japonais. J’avais déja fait le Gion et le Tenjin matsuri et je ne m’étais pas autant impliqué avant. Ce matsuri là devait compter tout au plus une trentaine de personnes. C’était normal car il n’était dédié qu’au quartier et plus particulièrement au temple shinto Hirota-jinja d’Osaka.

Il y avait un danjiri, c’est à dire un char que l’on tire, où des enfants jouaient du tambour et le mikoshi que je poussais et portais. On a donc rejoint le petit attroupement de gens pas tres loin de l’hôtel vers 9 heures. J’ai un peu discuté avec les gens du coin et Yuki puis soudainement un des participants m’a laissé sa place pour pousser le mikoshi. Pousser n’est pas difficile, une fois lancé, il se manoeuvre facilement. On se déplaçait dans les petites rues du quartier et lorsque des gens arrêtaient la procession pour donner de l’argent, on stoppait tout, et un des animateurs du matsuri lançait quelques phrases rituelles pour marquer le rythme et honorer le donateur. Ce sont les commerçants qui donnent en général car cela leur apporte bienfaits et chance pour l’année à venir.

Toutes les 20-30 minutes, on faisait une pause pour se rafraîchir, boire et se reposer.

Jusqu’ici tout allait bien. On m’a demande de porter le mikoshi. C’est fou ce que cela pese lourd un temple miniature. Je me dis « On se le porte tranquillement et voila. ». Pas du tout ! Grosse erreur de ma part. On le porte certes, mais on le fait chavirer comme des brutes. En plus de tuer les épaules, on se tue les épaules. Les autres porteurs avaient une grosse motivation et hurlaient une phrase en japonais. Ils avaient l’air de bien se marrer, puis moi aussi au final !

Parfois en faisant chavirer le mikoshi, on heurte des gens et il y a quelque fois des morts. C’est assez dangereux ! Cette fois-ci aucune victime.

Avant de partir, un journaliste est venu prendre des photos du matsuri et m’a posé quelques questions. Je devrais être normalement dans le journal papier d’Osaka et l’hôtel m’enverra l’article. La classe non ?

Parce qu’un être qui naît, c’est toujours chouette.

Voila mon petit geste quelques heures avant qu’il ne naisse.

Je suis allé au Shitennoji pour aller brûler de l’encens pour Corwin. Ce temple bouddhiste est le plus vieux temple administré du Japon. Il fut créé par celui qui a énormément développé le Bouddhisme au Japon, le Prince Shotoku. Le prince fit venir des coréens, la famille Kongo, pour construire ce temple en 593.
Fait remarquable, la Kongō Gumi Co., Ltd. est toujours en activité et donc est la plus vieille entreprise encore en activité aujourd’hui.

Les dames du temple étaient ravies de m’aider dans ma démarche et m’ont mené là où il fallait que je fasse mes prières.

Je souhaite donc une longue et heureuse vie à Corwin.

En japonais bunraku, c’est une forme d’art classique et très ancienne, originaire d’Osaka.

Le bunraku est une sorte de pièce de théâtre jouée par des marionnettes et accompagnée d’une récitation et de shamisen. Les marionnettes sont manipulées par un chef montreur, qui opère la main droite et le corps, et deux assistants habillés de noirs qui s’occupent de la main gauche et des jambes.

Nous sommes alles voir YARI NO GONZA KASANE KATABIRA (Gonza le Lancier). C’est l’histoire tragique de Gonza, un samouraï à la beauté réputée. Gonza et Bannojo se disputent le droit de diriger la cérémonie du thé qui aura lieu pour célébrer la naissance de l’héritier du seigneur de leur clan. Pour voir les textes sacrés du thé, Gonza accepte d’épouser la fille d’une famille alors qu’il est déjà fiancé secrètement à Oyuki, la soeur de Bannojo…

La plupart des jeunes japonais n’ont jamais vu de bunraku comme nous meme n’avons que rarement vu de l’opera. Il y a une majorite de personnes agees qui vont voir le bunraku et certains d’entre eux piquent du nez durant la representation. Il est difficile pour un japonais de suivre l’histoire car c’est du vieux japonais. Imaginez qu’on joue une piece ecrite par Francois Villon en vieux francais et vous aurez une idee de la difficulte.

J’ai beaucoup aime la recitation et le shamisen mais pas vraiment les marionnettes. Le fait que je ne comprenne pas grand chose a du surement renforce ce sentiment.

Je suis parti de Tokyo ce matin pour arriver a Kyoto et repartir sur Osaka.

L’appart de David et Sophie etait vide. Il n’y avait plus que nos sacs a trimballer jusqu’a l’hotel d’Osaka. Apres avoir pose mes affaires a l’hotel et pris une douche, je retrouve Sophie a la reception. Choco, une de ses amies, nous invite avec des amis en elle, a une fete pour le Tennoji Matsuri et on fera les feux d’artifices du haut d’un toit. Dans la rue et le metro, beaucoup de gens sont en yukata, sorte de kimono d’ete. Sur l’eau il y a des grandes pirogues japonaises et sur les berges, plein de petits bouibouis du genre de la fete foraine.

Apres un petit tour plaisant au niveau de la rue, on monte dans un grand immeuble qui fait face a l’Osaka-jo, le chateau d’Osaka. Des bureaux, le vue est magnifique. Le pere de Choco connait le proprietaire de l’immeuble et des quelques compagnies qu’il y a a l’interieur.

Premier arret au 6eme etage, le plus haut bureau. On rencontre le proprietaire qui est tres expressif et tres jovial. On mange un peu et il y a de mignonnes employees de bureau et je m’amuse a les faire rougir en leur faisant de grands sourires. Cela a pour effet de les faire rougir instatanement. Il y a une que je remarque un peu plus que les autres. Sophie me pousse a aller la voir et commencer la discussion en anglais. Je prefere attendre et voir.

Seconde partie de soiree, on monte sur le toit pour manger des yakisoba et voir les feux d’artifice. J’essaie maladroitement de parler avec les amis de Choco tout en me disant que j’aimerai bien revoir la jolie jeune fille que j’avais faite rougir. Joie, bonheur et felicite, elle arrive en compagnie de ses collegues. Lorsque les feux d’artifice commencent, je me leve et regarde.
Miracle, elle vient me voir et commence a me parler. J’etais aux anges. Miharu parle tres bien anglais et bien mieux que moi mais cela ne m’empeche pas de bien discuter. Elle a joue le role de traductrice pour ses copines. Lorsque je me suis retrouve entoure de japonaises somme toute assez mignonnes, je faisais moins le malin.

Je vais passer les details mais j’ai passe une excellente soiree.

*: HIMYM = How I Met Your Mother, une tres bonne serie dans le style de Friends. Les amateurs comprendront l’allusion.

C’est ici qu’on s’en apercoit!

Hier j’avais oublie de dire que je me suis fait arrete par la police a la gare. Au debut j’ai cru que le type avait une fausse plaque de police. Il regardait partout comme s’il n’etait pas tranquille. En France je me suis rarement controle, la seule fois dont je me souvienne c’etait avec Jerome (Jeje) quand on a vu la BAC. Ils ont du sentir mon quart coreen et ont du se dire que j’etais un etranger sans papier! Ils ont ete tres gentil meme quand j’ai demande a verifier une nouvelle fois leur plaque. Elle semblait tellement factice.

Ensuite j’avais oublie de mentionner le fait assez etonnant car ce n’est pas la premiere fois qu’on me l’a dit. Yuki trouvait que j’avais un petit air asiatique. Une de mes anciennes petites amies me l’avaient dit aussi. C’est l’heritage qui ressort ! :D

Pas shotokai mais bien shotokan !

Je m’explique. Shotokan est le nom du dojo. Cependant on y pratique le shotokai. J’etais donc au bon endroit. J’ai galere comme pas permis pour trouver le dojo. Apres avoir demande mon chemin aux policiers, j’ai fait le tour du pate de maison assez longtemps avant de demander a un jeune qui chance pour moi parlait bien anglais. Il ne savait pas non plus ou etait le dojo mais au moins il a pu demander en japonais le chemin. Grace  lui, j’ai pu enfin me retrouver devant le dojo.

Je m’imaginais un grand dojo, dans une vieille maison, et tous les cliches du genre. En fait c’etait au bas d’un immeuble ordinaire, tout ce qu’il y a de plus simple.  Le dojo en lui-meme est assez petit, un peu de la meme taille que la salle de danse du Mirail ou on s’entraine. D’ailleurs il n’y a pas de tatami, c’est du parquet. J’ai parle un peu avec le sensei qui m’a propose de faire le cours mais apres une journee de marche dans Tokyo, j’etais un peu fatigue.

L’entrainement commence a 19:00. Durant une heure, les pratiquants arrivent et s’echauffent seuls sans programme pre-defini comme on a en France. Ici chacun se gere et arrive quand il veut. A 20:00, le cours commence. Comme chez nous, ce sont les kion qui debutent la seance et le gedan-barai. D’apres ce que j’ai pu voir, les mouvements faits pendant les kion sont retrouves dans les mouvements du kata de la seance. Ce soir la, c’etait Jion. En general, ils ne font qu’un aller-retour et passent aux mouvements suivants. Le sensei corrige les mouvements mais n’explique rien au debut. Les debutants regardent souvent les autres. Apres le kion, nahore et yasume et tout le monde salue le sensei. La, il peut expliquer un peu plus a certains et leur faire refaire quelques mouvements. Pour les mouvements, ils avancent d’abord les pieds et ensuite les poings et ils sont bas. Le sensei disait regulierement « plus bas ». Apres 30 minutes de kion, le kata Taikyoku shodan et ensuite Jion. Tout le monde le fasait du 5 kyu aux dan. Apres le sensei prenait un groupe plus experimente et leur faisait travailler kion et kate, et les autres se reposaient. Et vice-versa.

A 21:00, le cours s’arretait mais presque personne ne partait. Ils continuaient a travailler seul ou a poser des questions au sensei.

J’ai trouve cette seance tres instructive et le fait de s’echauffer seul permet de garder de l’energie pour le reste. Neanmoins, en France nous avons besoin de cet echauffement, juste pour travailler la souplesse. Ici tout le monde a l’air d’etre fait en chewing gum donc cela ne pose pas trop de probleme.

En fait Tokyo, ce n’est pas si pire…

J’aime toujours autant le parc juste en face du musee du tresor Meiji. On se croirait a la campagne. Avant hier soir, je n’ai pas trop bien dormi. Je me suis couche trop tot et ce qui semblait etre des americains ont mis le bordel pendant pas mal de temps. Je suis parti alors assez tot pour un comic & internet cafe. J’ai pu partager mes etats d’ame avec certains d’entre vous et je les en remercie.

Je suis parti ensuite pour Asakusa. J’ai mis un peu de temps avant d’y arriver car j’aime toujours faire un bout du quartier a pied. Je n’ai pas trouve les temples extraordinaires et je pensais d’apres ce qu’on m’en avait dit que c’etait plus fantastique que cela. La fatigue et l’heure tardive y ont peut etre joue quelque chose. Je suis parti pour Akihabara, j’y ai mange un katsudon puis vu l’etat de fatigue j’ai prefere rentrer faire une sieste.

Apres ma sieste, j’avais rendez-vous avec Yuki, une tokyoite d’adoption car elle n’y est que pour ses etudes. Elle est originaire d’une ville a cote de Miyajima. J’ai pu ainsi ameliorer mon anglais et elle son francais. Ce fut une tres chouette soiree ou j’ai pu apprendre des nouveaux mots comme skibe ou wakata. A mon tour je lui ai enseigne quelques mots mais je ne peux les citer, il y a des yeux chastes qui lisent ce carnet.

Aujourd’hui je me suis rendu a Akihabara, le quartier electronique/electrique. Yuki m’avait  »conseille » de faire le Maid Cafe, ou des japonaises en tenue de soubrette vous servent a boire. Il y en a quelques uns la bas a ce que j’ai pu voir. Neanmoins, j’ai prefere aller petit-dejeuner au Mister Donut du coin.
Akihabara est etonnament pas decrit dans le Lonely Planet. J’ai peut-etre mal regarde mais pas un mot dessus. Ce quartier est une refuge d’otaku et de pervers, dixit Yuki, car il regroupe en un meme endroit des magasins de porno soft (et qui sait hard, je n’ai pas trop regarde en detail), de jeux video, d’electronique et de manga. Quartier interessant mais sans plus.

C’est a Tokyo que j’ai pu voir les premiers sans-abris, je n’en ai pas vu ailleurs. Tous vieux et quasiment grabataire, attendant allonges. Les gens ne viennent pas voir les etrangers comme j’ai pu l’experimenter ailleurs.

Bon je file, j’ai rendez-vous au dojo Shotokai dans quelques heures.

Autre chose: je n’ai plus de batterie donc pas de photo pour Tokyo.

Je suis arrive hier et voila mes premieres impressions.

C’est une grande ville, tres grande. Apres etre descendu du shinkansen, j’ai longtemps cherche les lignes JR. Forcement qund je vais a la mer je ne trouve pas d’eau. Elles etaient toutes la. Une fois trouvees, il fallait trouver la bonne ligne. Yamanote est la ligne par excellence. Elle amene dans la plupart des endroits qu’un gaijin veut/va faire.

Je suis descendu a Harajuku car le parc Yoyogi, la ou se trouve mon hotel, est juste a cote. Je descends, je fais le tour du parc en long, en large et en travers. A part des corbeaux, des gens etendus pour une sieste, un saxophoniste, quatre jeunes qui repetaient une choregraphie, je n’ai pas vu l’ombre d’un hotel. En meme temps un hotel dans un parc public ?! Je regarde plus attentivement mon Lonely Planet et je vois que l’hotel se situe au National Memoriam Youth Center. Je sors du parc et je le longe jusqu’a trouver l’endroit. Un des gardiens me donne un plan pour le Youth Hostel Office. La-bas j’apprends que le check-in se fait a 16h, soit 3h30 plus tard. Cela en fait du temps a tuer, surtout que je suis fatigue car je suis parti tot et j’ai pas mal marche.

Je repars et je traverse le parc du sanctuaire Meiji qui est magnifique. On ne dirait pas du tout qu’il est situe dans une capitale comme Tokyo. J’essaie ensuite d’aller dans un internet cafe pour confirmer mon rendez-vous de demain et ma viste au dojo shotokai. J’ai trouve un internet & comics cafe, un endroit ouvert 24/24 qui propose box individuel, manga a foison, boissons a volonte et douche pour 400¥/h. J’ai ensuite flane dans Shibuya, mange un morceau et suis rentre a l’hotel pour faire le check-in.

Ma premiere impression c’est que je n’aime pasa Tokyo, trop grand, trop impersonnel, trop urbaine. Cela est peut-etre du au fait que je sois seul ici, sans guide et ne connaissant pas la langue.

On verra bien si ce soir mon impression changera.

Aujourd’hui je compte aller au Sony Building et Akihabara.

L’Himeji-jo est l’un des seuls châteaux japonais en bois ayant survécu au temps et aux guerres.

C’est l’une des plus vieilles structures du Japon médiéval. Inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO et désigné comme trésor culturel du Japon, avec le Matsumoto-jō et Kumamoto-jō, c’est l’un des trois seuls châteaux japonais en bois encore existants. Il est aussi connu sous le nom de « Shirasagi-jō » (château du Héron blanc) en raison de sa couleur blanche extérieure.

Le château de Himeji apparaît souvent à la télévision japonaise. La raison en est simple, lorsque le tournage d’une fiction doit avoir lieu (Abarembo Shōgun par exemple), les producteurs se tournent naturellement vers cette merveille qui est la seule aussi bien conservée. Il est également le lieu où se sont tournées les scènes extérieures de Ran ou encore de Kagemusha deux célèbres films d’Akira Kurosawa.

Le château a été conçu et réalisé pendant l’ère Nanboku-cho de la période Muromachi. En 1346, Sadanori Akamatsu prévoit de construire un château à la base du mont Himeji, où Norimura Akamatsu avait construit le temple de Shomyo-ji. Après la chute d’Akamatsu durant la Guerre Kakitsu, le clan Yamana reprit un moment à son compte l’idée d’un château ; mais les Akamatsu reprirent le dessus après la Guerre d’Ōnin c’est à cette période qu’Akamatsu Masanori y ajoute deux enceintes.

En 1580, Toyotomi Hideyoshi prit le contrôle du château, et Yoshitaka Kuroda construisit une tour de trois étages l’actuel donjon.

À la suite de la bataille de Sekigahara en 1601, Ieyasu Tokugawa accorda le château de Himeji à Ikeda Terumasa son gendre. En 1609 le donjon de quatre étages est achevé puis en 1618 Tadamasa Honda fait élever les bâtiments de l’enceinte ouest.

Himeji fut l’un des derniers repères des tozama daimyō à la fin de la période Edo. En 1868, le nouveau gouvernement japonais envoya l’armée Okayama, sous le commandement du descendant de Ikeda Terumasa, pour déloger ses derniers occupants.

Le 10e Régiment d’infanterie occupa le château de Himeji en 1874, et le ministère de la Guerre prit le contrôle du château en 1879. La tour principale fut rénovée en 1910, utilisant 90 000 yens de fonds publics.

Quand le système des han fut aboli en 1871, le château de Himeji fut vendu aux enchères. Le prix d’achat fut de 23 yens et 50 sens. Cependant, le coût du démantèlement du château se trouva être prohibitif et il fut finalement abandonné.

Himeji a été bombardé en 1945, à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Bien qu’une école à proximité ait été totalement détruite par les flammes, le château a survécu, presque entièrement non touché, à l’exception de quelques impacts.

C’était la première fois que je voyais un château japonais. La plupart des autres châteaux ne sont que des reconstitutions fidèles mais en béton de l’extérieur du château et dans lesquels se trouvaient le plus souvent un musée plus ou moins insipide qui ne valait pas le prix d’entrée. C’est une visite que je conseille car il est rare d’avoir l’occasion d’en visiter un en état. Il faut avoir de bonnes cuisses car les pentes des escaliers sont raides et il faut souvent faire attention à sa tête avec les poutres assez bases.

Le jardin autour du parc doit être magnifique au temps des sakura, les cérisiers en fleur, car le parc en est rempli.

La visite se fait relativement vite, une à deux heures et c’est très facile d’accès par le train. En sortant de la gare, c’est tout droit. Aucun moyen de se perdre !