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J’y suis ! Je me suis bien fait des frayeurs. En effet, j’avais oublié le Certificate of Eligibility, le papier qui prouve qu’on veut de moi au Japon. Je m’en suis rendu compte une fois arrivé à l’aéroport de Francfort. J’ai essayé de me dire qu’avec juste le visa Cultural Activities, il n’y aurait pas de souci. Cela ne s’est pas passé comme ça. Cependant, je vais narrer les évènements de façon chronologique. Oui je maintiens le suspense.

A l’aéroport de Blagnac, la gentille préposée aux bagages me dit que mes bagages font vingt cinq kilos (au lieu des vingt autorisées) mais que pour cette fois ça ira. Ensuite il y a eu un problème de compréhension au niveau de la durée du visa mais bien vite dissipé. C’est là que j’ai retrouvé Jérôme dit « Gégé » en partance pour Genève où il devait monter une table interactive pour le compte de son entreprise, Intuilab. On discute pendant un moment puis il est temps pour lui de partir. J’attends patiemment plusieurs dizaines de minutes et là, un bus type transport en commun vient nous chercher. Cela fait bizarre de voir cela, moi, qui suis habitué à Air France et non Lufthansa. Le bus nous mène à un avion de type jet privé mais l’intérieur n’est pas vraiment le même. Deux heures de voyage vers Francfort. Là-bas, je fus surpris de ne pas passer par un autre contrôle des bagages, ce qui m’était arrivé lors de mon précédent voyage à Kyoto (juillet 2008): contrôle une fois à Toulouse et une autre fois à Charles de Gaulle. Là, différents pays, un seul contrôle. L’Europe a du bon, surtout pour moi.

En descendant de l’avion, je vois deux manutentionnaires gérer les bagages lorsque qu’un petit papier qui indique la provenance et la provenance des bagages s’envole, visiblement déchiré par la rudesse des deux hommes. Le bagage ressemble étrangement au mien. Mince, je n’aurai peut-être pas mon bagage à Tokyo. Un mal pour un bien, il pèse une tonne. L’aéroport de Francfort est assez mal indiqué et heureusement que sur mon billet il était indiqué le terminal et la porte. Sur les panneaux de signalisation, aucune trace de mon vol. Il n’y eut aucun souci. Au terminal, plus de 80% de la population était japonaise et des jeunes le plus souvent. Je m’installe à mon siège et là, paf pas de de mini-télé dans l’appui tête de devant. C’est peut-être pour cela que le billet n’était pas cher. Des télévisions centrales et des chaînes de musique potables. Bizarrement j’étais plus à mon aise dans ce Boeing 747 que dans les Airbus que j’ai pris précédemment. Cela était peut-être dû au fait que j’ai laissé mon bagage à main, à savoir mon portable dans le compartiment prévu. J’ai passé le vol à somnoler, histoire d’être en forme quand j’arrive. Enfin en forme c’est vite dit, on dira moins en piteux état. Avec la fin du projet de fin d’étude vendredi, le départ le mardi d’après, c’était le marathon et je remercie énormément mes parents et tous ceux qui m’ont aidé. Lufthansa est correcte, la nourriture à mon goût inférieure à celle d’Air France et un personnel sympathique.

A la descente d’avion, j’arrive à la douane et là, le douanier me demande mon Certificate of Eligibility. Je commence à sérieusement avoir peur car il me parle en japonais et à part quelques mots, je ne comprends rien de ce qu’il me dit. Là, je sors ma phrase choc avec mon plus grand sourire « 分かりません » (je ne comprends pas) et je lui explique que je suis vraiment désolé et que je l’ai oublié en France. Il me regarde fixement et répète ce que je lui ai dit en anglais. Instant de vérité. Heureusement que je ne suis pas cardiaque. Je me voyais déjà remonter dans l’avion et repartir en France pour un bout de papier, important certes, mais juste un bout de papier. Finalement il me dit de ne pas l’oublier la prochaine fois. Ouf, ça c’est fait ! Maintenant récupérer la valise si elle est là et finir de changer mes euros. Après un long moment d’attente, je repars avec ma valise, contusionnée, sale et maltraitée par endroit. C’est décidé, je ne rentrerais pas avec celle-ci. Je sors enfin de la douane et j’essaie de changer mes devises. Je trouve une échoppe à l’aéroport mais il y est indiqué qu’elle n’ouvre qu’à midi. Mince, trois heures à patienter. J’en ai marre de patienter moi, j’avais déjà poireauté une plombe à Francfort, je n’en pouvais plus surtout avec la fatigue. Comme un signe de Shakyamuni, des bikkhu (moines bouddhistes) attendaient patiemment tout près. Je pris mon mal en patience et j’allais téléphoner au laboratoire pour dire que j’étais là. Sur la route, j’ai trouvé un comptoir de change. Pour avoir vu les taux pratiqués, il est préférable de changer ses devises à l’aéroport une fois qu’on est au Japon. Autrement je conseille fortement la Poste « centrale » de Toulouse pour un changement de devise si on est dans l’urgence un peu comme je l’ai été (merci encore Mathilde). Si on a un compte là-bas c’est encore mieux car on peut être débité directement sur son compte (sinon prévoir les espèces) et il n’y a pas cinq euros de majoration.

Une fois mes devises changées, je pouvais aller à Fontana pour faire le check-in de mon appartement. Ce fut la croix et la bannière pour transporter mon gros sac de l’aéroport de Tokyo-Narita vers Tokyo-centre, qui a 66 kilomètres de là. Bon plan pour ceux qui veulent faire des économies pour les transports: Tokyo-Narita – Shinjuku pour 1190 yens, avec la Keisen (prendre la ligne normale, pas la skyliner). Je crois qu’avec JR, il est possible de prendre N’EXT pour environ 3500 yens et qui contient un billet illimité JR pour la journée. A voir ce que l’on doit faire sur Tokyo.

J’ai eu la présence d’esprit de m’imprimer le plan d’accès pour l’agence de location. Très facile d’accès, sauf si on a un sac de vingt cinq kilo. Tant pis, cela m’a fait les muscles. Je m’écroule presque dans l’agence et là on me dit que ce n’est pas là mais l’enseigne à côté. Je pense que je suis rentré chez l’agence qui loue de façon « normale », c’est à dire à la japonaise: l’équivalent de deux mois de loyer comme cadeau au propriétaire, deux mois de loyer comme caution et un mois de loyer payé d’avance avant de rentrer dans l’appartement. Personnellement je n’ai pas eu tout ça: un mois de loyer comme caution moins les arrhes pour la réservation et le mois de loyer payé d’avance. Petite surprise à laquelle je ne m’attendais pas: il faut soi-même ouvrir le compte pour le gaz, l’électricité et l’eau. Ils s’occupent d’ouvrir une ligne internet. Pas évident quand on est claqué et d’avoir une personne anglophone au bout du fil. Pour l’instant, l’électricité et l’eau sont là. Le gaz est en cours. Bon le gaz c’est fait aussi. Je me rappelle pourquoi j’aime le Japon. Il y a une qualité de service assez incroyable et les gens sont très aimables. Je crois que je vais aller me prendre un bain histoire de me décrasser et aller manger un bout.

Le quartier est ma foi sympathique. Des petits resto un peu partout, des superettes, des conbinis et autre. A bientôt pour des photos et la suite de mon aventure.

Je repars au Japon. Le départ est prévu dans moins de quinze jours. Cette fois-ci, je ne pars pas un mois, je pars six mois !

Pendant le mois de juillet, je m’étais dit que cela pourrait être bien si je trouvais un stage au Japon. Je fais de la robotique depuis maintenant quatre ou cinq ans et je compte faire un thèse dans le domaine de l’intéraction homme-robot. Début septembre, je me suis pris en main et j’ai envoyé CV et lettre de motivation à nombre de laboratoires japonais. C’est comme cela que j’ai obtenu mon stage.

Je pars donc travailler sur l’interaction homme-robot et plus particulièrement la reconnaissance d’émotions. Le budget est bouclé, les papiers sont faits, il ne reste plus que l’appartement.

A bientôt, depuis Tokyo :)

J’ai voulu laisser passer une semaine pour livrer mes impressions finales sur mon voyage.

Au début de ce périple, on m’a souvent demandé quelle était ma première impression sur le Japon, sachant que selon les gens qui me posaient la question, la première impression dure toujours. Je ne savais jamais trop quoi répondre car je m’imaginais soit le Japon comme cela, soit je n’avais vraiment aucun à priori et tout semblait couler de source pour moi. Je ne sais pas.

Après un mois passé au Japon, je peux donner mes impressions. La plus prenante ne fut pas vraiment à la descente de l’avion à Charles-de-Gaulle mais bien celle, dans mon lit d’adolescent, chez ma mère, dans ma ville natale, où je me suis dit: « Le Japon me manque ».
Ce n’était pas la première fois que je partais loin et longtemps mais c’est bien la première fois que j’ai ressenti cela pour un endroit.

Jun, avant de partir, me demandait le bilan de mon voyage et ce que j’avais le plus apprécié. Pour le bilan, je ne savais pas encore. Néanmoins, je savais déjà ce que j’avais le plus apprécié et j’ai répondu presque sans réfléchir: les japonais! Cela peut paraître bizarre, étonnant, faux-cul, ou que sais-je d’autre. C’est ce que je ressens. Peut-être qu’ils ont une politesse de façade, qu’ils ne disent pas ce qu’ils pensent et qu’ils gardent beaucoup de chose pour eux, mais j’ai toujours été bien accueilli, on m’a toujours aidé. Jun m’a fait remarqué que j’ai eu de la chance et c’est vrai que j’ai eu de la chance. David et Sophie, qui m’ont supporté durant un mois, m’ont fait rencontrer des japonais géniaux: Kentaro, Shoko, Emi, Haruka (spécial dédicace à Kentaro, tu viens quand tu veux! Les autres aussi ;) ), des endroits incroyables et m’ont amené là où je ne serai jamais allé tout seul. Leur amitié et leur présence a toujours été un refuge.

Je tiens d’ailleurs à remercier: Olivier, Haruko, Koshin, l’homme en moto, la jolie demoiselle qui s’est endormie sur moi, Yuki de Tokyo, Hamama, Hassen, Laure, Miharu, le monsieur des omelettes, les bains qui rendent beau, la gentille vieille dame et sa fille de Tokushima, les gens qui m’ont aidé sur Shikoku, le pélerin américain de Chicago et ses enfants, Yuki d’Osaka, David l’allemand sympathique de l’hôtel et du matsuri, la mère de Shoko, le propriétaire de l’immeuble, le sensei du dojo Shotokan (qui pratique le shotokaï), les élèves du dojo, le jeune homme qui m’a aidé à trouver le dojo, les trois bordelais que j’ai accompagné à Nara, les gens de la fête du Tenjin matsuri, les gens du matsuri du quartier de l’hôtel, Pierre, Motoko, Shakyamuni et à tous les gens que j’oublie pour l’instant mais qui ont participé à rendre mon voyage tellement agréable.

J’ai beaucoup appris durant ce mois de juillet. J’ai appris des autres, sur moi. C’est quelque chose d’inestimable…

Juste merci.

Aujourd’hui j’ai été porteur de mikoshi au matsuri de l’Hirota-jinja. Mais qu’est ce donc ?

La jolie réceptionniste de l’hotel, Yuki, m’a gentiment demandé si je voulais bien aller au matsuri avec elle. J’ai bien évidemment accepté. J’ai revêtu l’habit traditionnel et le bandeau à l’effigie/kanji du quartier.

Un matsuri c’est un festival japonais. J’avais déja fait le Gion et le Tenjin matsuri et je ne m’étais pas autant impliqué avant. Ce matsuri là devait compter tout au plus une trentaine de personnes. C’était normal car il n’était dédié qu’au quartier et plus particulièrement au temple shinto Hirota-jinja d’Osaka.

Il y avait un danjiri, c’est à dire un char que l’on tire, où des enfants jouaient du tambour et le mikoshi que je poussais et portais. On a donc rejoint le petit attroupement de gens pas tres loin de l’hôtel vers 9 heures. J’ai un peu discuté avec les gens du coin et Yuki puis soudainement un des participants m’a laissé sa place pour pousser le mikoshi. Pousser n’est pas difficile, une fois lancé, il se manoeuvre facilement. On se déplaçait dans les petites rues du quartier et lorsque des gens arrêtaient la procession pour donner de l’argent, on stoppait tout, et un des animateurs du matsuri lançait quelques phrases rituelles pour marquer le rythme et honorer le donateur. Ce sont les commerçants qui donnent en général car cela leur apporte bienfaits et chance pour l’année à venir.

Toutes les 20-30 minutes, on faisait une pause pour se rafraîchir, boire et se reposer.

Jusqu’ici tout allait bien. On m’a demande de porter le mikoshi. C’est fou ce que cela pese lourd un temple miniature. Je me dis « On se le porte tranquillement et voila. ». Pas du tout ! Grosse erreur de ma part. On le porte certes, mais on le fait chavirer comme des brutes. En plus de tuer les épaules, on se tue les épaules. Les autres porteurs avaient une grosse motivation et hurlaient une phrase en japonais. Ils avaient l’air de bien se marrer, puis moi aussi au final !

Parfois en faisant chavirer le mikoshi, on heurte des gens et il y a quelque fois des morts. C’est assez dangereux ! Cette fois-ci aucune victime.

Avant de partir, un journaliste est venu prendre des photos du matsuri et m’a posé quelques questions. Je devrais être normalement dans le journal papier d’Osaka et l’hôtel m’enverra l’article. La classe non ?

Parce qu’un être qui naît, c’est toujours chouette.

Voila mon petit geste quelques heures avant qu’il ne naisse.

Je suis allé au Shitennoji pour aller brûler de l’encens pour Corwin. Ce temple bouddhiste est le plus vieux temple administré du Japon. Il fut créé par celui qui a énormément développé le Bouddhisme au Japon, le Prince Shotoku. Le prince fit venir des coréens, la famille Kongo, pour construire ce temple en 593.
Fait remarquable, la Kongō Gumi Co., Ltd. est toujours en activité et donc est la plus vieille entreprise encore en activité aujourd’hui.

Les dames du temple étaient ravies de m’aider dans ma démarche et m’ont mené là où il fallait que je fasse mes prières.

Je souhaite donc une longue et heureuse vie à Corwin.

En japonais bunraku, c’est une forme d’art classique et très ancienne, originaire d’Osaka.

Le bunraku est une sorte de pièce de théâtre jouée par des marionnettes et accompagnée d’une récitation et de shamisen. Les marionnettes sont manipulées par un chef montreur, qui opère la main droite et le corps, et deux assistants habillés de noirs qui s’occupent de la main gauche et des jambes.

Nous sommes alles voir YARI NO GONZA KASANE KATABIRA (Gonza le Lancier). C’est l’histoire tragique de Gonza, un samouraï à la beauté réputée. Gonza et Bannojo se disputent le droit de diriger la cérémonie du thé qui aura lieu pour célébrer la naissance de l’héritier du seigneur de leur clan. Pour voir les textes sacrés du thé, Gonza accepte d’épouser la fille d’une famille alors qu’il est déjà fiancé secrètement à Oyuki, la soeur de Bannojo…

La plupart des jeunes japonais n’ont jamais vu de bunraku comme nous meme n’avons que rarement vu de l’opera. Il y a une majorite de personnes agees qui vont voir le bunraku et certains d’entre eux piquent du nez durant la representation. Il est difficile pour un japonais de suivre l’histoire car c’est du vieux japonais. Imaginez qu’on joue une piece ecrite par Francois Villon en vieux francais et vous aurez une idee de la difficulte.

J’ai beaucoup aime la recitation et le shamisen mais pas vraiment les marionnettes. Le fait que je ne comprenne pas grand chose a du surement renforce ce sentiment.

Je suis parti de Tokyo ce matin pour arriver a Kyoto et repartir sur Osaka.

L’appart de David et Sophie etait vide. Il n’y avait plus que nos sacs a trimballer jusqu’a l’hotel d’Osaka. Apres avoir pose mes affaires a l’hotel et pris une douche, je retrouve Sophie a la reception. Choco, une de ses amies, nous invite avec des amis en elle, a une fete pour le Tennoji Matsuri et on fera les feux d’artifices du haut d’un toit. Dans la rue et le metro, beaucoup de gens sont en yukata, sorte de kimono d’ete. Sur l’eau il y a des grandes pirogues japonaises et sur les berges, plein de petits bouibouis du genre de la fete foraine.

Apres un petit tour plaisant au niveau de la rue, on monte dans un grand immeuble qui fait face a l’Osaka-jo, le chateau d’Osaka. Des bureaux, le vue est magnifique. Le pere de Choco connait le proprietaire de l’immeuble et des quelques compagnies qu’il y a a l’interieur.

Premier arret au 6eme etage, le plus haut bureau. On rencontre le proprietaire qui est tres expressif et tres jovial. On mange un peu et il y a de mignonnes employees de bureau et je m’amuse a les faire rougir en leur faisant de grands sourires. Cela a pour effet de les faire rougir instatanement. Il y a une que je remarque un peu plus que les autres. Sophie me pousse a aller la voir et commencer la discussion en anglais. Je prefere attendre et voir.

Seconde partie de soiree, on monte sur le toit pour manger des yakisoba et voir les feux d’artifice. J’essaie maladroitement de parler avec les amis de Choco tout en me disant que j’aimerai bien revoir la jolie jeune fille que j’avais faite rougir. Joie, bonheur et felicite, elle arrive en compagnie de ses collegues. Lorsque les feux d’artifice commencent, je me leve et regarde.
Miracle, elle vient me voir et commence a me parler. J’etais aux anges. Miharu parle tres bien anglais et bien mieux que moi mais cela ne m’empeche pas de bien discuter. Elle a joue le role de traductrice pour ses copines. Lorsque je me suis retrouve entoure de japonaises somme toute assez mignonnes, je faisais moins le malin.

Je vais passer les details mais j’ai passe une excellente soiree.

*: HIMYM = How I Met Your Mother, une tres bonne serie dans le style de Friends. Les amateurs comprendront l’allusion.

C’est ici qu’on s’en apercoit!

Hier j’avais oublie de dire que je me suis fait arrete par la police a la gare. Au debut j’ai cru que le type avait une fausse plaque de police. Il regardait partout comme s’il n’etait pas tranquille. En France je me suis rarement controle, la seule fois dont je me souvienne c’etait avec Jerome (Jeje) quand on a vu la BAC. Ils ont du sentir mon quart coreen et ont du se dire que j’etais un etranger sans papier! Ils ont ete tres gentil meme quand j’ai demande a verifier une nouvelle fois leur plaque. Elle semblait tellement factice.

Ensuite j’avais oublie de mentionner le fait assez etonnant car ce n’est pas la premiere fois qu’on me l’a dit. Yuki trouvait que j’avais un petit air asiatique. Une de mes anciennes petites amies me l’avaient dit aussi. C’est l’heritage qui ressort ! :D

Pas shotokai mais bien shotokan !

Je m’explique. Shotokan est le nom du dojo. Cependant on y pratique le shotokai. J’etais donc au bon endroit. J’ai galere comme pas permis pour trouver le dojo. Apres avoir demande mon chemin aux policiers, j’ai fait le tour du pate de maison assez longtemps avant de demander a un jeune qui chance pour moi parlait bien anglais. Il ne savait pas non plus ou etait le dojo mais au moins il a pu demander en japonais le chemin. Grace  lui, j’ai pu enfin me retrouver devant le dojo.

Je m’imaginais un grand dojo, dans une vieille maison, et tous les cliches du genre. En fait c’etait au bas d’un immeuble ordinaire, tout ce qu’il y a de plus simple.  Le dojo en lui-meme est assez petit, un peu de la meme taille que la salle de danse du Mirail ou on s’entraine. D’ailleurs il n’y a pas de tatami, c’est du parquet. J’ai parle un peu avec le sensei qui m’a propose de faire le cours mais apres une journee de marche dans Tokyo, j’etais un peu fatigue.

L’entrainement commence a 19:00. Durant une heure, les pratiquants arrivent et s’echauffent seuls sans programme pre-defini comme on a en France. Ici chacun se gere et arrive quand il veut. A 20:00, le cours commence. Comme chez nous, ce sont les kion qui debutent la seance et le gedan-barai. D’apres ce que j’ai pu voir, les mouvements faits pendant les kion sont retrouves dans les mouvements du kata de la seance. Ce soir la, c’etait Jion. En general, ils ne font qu’un aller-retour et passent aux mouvements suivants. Le sensei corrige les mouvements mais n’explique rien au debut. Les debutants regardent souvent les autres. Apres le kion, nahore et yasume et tout le monde salue le sensei. La, il peut expliquer un peu plus a certains et leur faire refaire quelques mouvements. Pour les mouvements, ils avancent d’abord les pieds et ensuite les poings et ils sont bas. Le sensei disait regulierement « plus bas ». Apres 30 minutes de kion, le kata Taikyoku shodan et ensuite Jion. Tout le monde le fasait du 5 kyu aux dan. Apres le sensei prenait un groupe plus experimente et leur faisait travailler kion et kate, et les autres se reposaient. Et vice-versa.

A 21:00, le cours s’arretait mais presque personne ne partait. Ils continuaient a travailler seul ou a poser des questions au sensei.

J’ai trouve cette seance tres instructive et le fait de s’echauffer seul permet de garder de l’energie pour le reste. Neanmoins, en France nous avons besoin de cet echauffement, juste pour travailler la souplesse. Ici tout le monde a l’air d’etre fait en chewing gum donc cela ne pose pas trop de probleme.

En fait Tokyo, ce n’est pas si pire…

J’aime toujours autant le parc juste en face du musee du tresor Meiji. On se croirait a la campagne. Avant hier soir, je n’ai pas trop bien dormi. Je me suis couche trop tot et ce qui semblait etre des americains ont mis le bordel pendant pas mal de temps. Je suis parti alors assez tot pour un comic & internet cafe. J’ai pu partager mes etats d’ame avec certains d’entre vous et je les en remercie.

Je suis parti ensuite pour Asakusa. J’ai mis un peu de temps avant d’y arriver car j’aime toujours faire un bout du quartier a pied. Je n’ai pas trouve les temples extraordinaires et je pensais d’apres ce qu’on m’en avait dit que c’etait plus fantastique que cela. La fatigue et l’heure tardive y ont peut etre joue quelque chose. Je suis parti pour Akihabara, j’y ai mange un katsudon puis vu l’etat de fatigue j’ai prefere rentrer faire une sieste.

Apres ma sieste, j’avais rendez-vous avec Yuki, une tokyoite d’adoption car elle n’y est que pour ses etudes. Elle est originaire d’une ville a cote de Miyajima. J’ai pu ainsi ameliorer mon anglais et elle son francais. Ce fut une tres chouette soiree ou j’ai pu apprendre des nouveaux mots comme skibe ou wakata. A mon tour je lui ai enseigne quelques mots mais je ne peux les citer, il y a des yeux chastes qui lisent ce carnet.

Aujourd’hui je me suis rendu a Akihabara, le quartier electronique/electrique. Yuki m’avait  »conseille » de faire le Maid Cafe, ou des japonaises en tenue de soubrette vous servent a boire. Il y en a quelques uns la bas a ce que j’ai pu voir. Neanmoins, j’ai prefere aller petit-dejeuner au Mister Donut du coin.
Akihabara est etonnament pas decrit dans le Lonely Planet. J’ai peut-etre mal regarde mais pas un mot dessus. Ce quartier est une refuge d’otaku et de pervers, dixit Yuki, car il regroupe en un meme endroit des magasins de porno soft (et qui sait hard, je n’ai pas trop regarde en detail), de jeux video, d’electronique et de manga. Quartier interessant mais sans plus.

C’est a Tokyo que j’ai pu voir les premiers sans-abris, je n’en ai pas vu ailleurs. Tous vieux et quasiment grabataire, attendant allonges. Les gens ne viennent pas voir les etrangers comme j’ai pu l’experimenter ailleurs.

Bon je file, j’ai rendez-vous au dojo Shotokai dans quelques heures.

Autre chose: je n’ai plus de batterie donc pas de photo pour Tokyo.