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Archive for juillet, 2008

En japonais bunraku, c’est une forme d’art classique et très ancienne, originaire d’Osaka.

Le bunraku est une sorte de pièce de théâtre jouée par des marionnettes et accompagnée d’une récitation et de shamisen. Les marionnettes sont manipulées par un chef montreur, qui opère la main droite et le corps, et deux assistants habillés de noirs qui s’occupent de la main gauche et des jambes.

Nous sommes alles voir YARI NO GONZA KASANE KATABIRA (Gonza le Lancier). C’est l’histoire tragique de Gonza, un samouraï à la beauté réputée. Gonza et Bannojo se disputent le droit de diriger la cérémonie du thé qui aura lieu pour célébrer la naissance de l’héritier du seigneur de leur clan. Pour voir les textes sacrés du thé, Gonza accepte d’épouser la fille d’une famille alors qu’il est déjà fiancé secrètement à Oyuki, la soeur de Bannojo…

La plupart des jeunes japonais n’ont jamais vu de bunraku comme nous meme n’avons que rarement vu de l’opera. Il y a une majorite de personnes agees qui vont voir le bunraku et certains d’entre eux piquent du nez durant la representation. Il est difficile pour un japonais de suivre l’histoire car c’est du vieux japonais. Imaginez qu’on joue une piece ecrite par Francois Villon en vieux francais et vous aurez une idee de la difficulte.

J’ai beaucoup aime la recitation et le shamisen mais pas vraiment les marionnettes. Le fait que je ne comprenne pas grand chose a du surement renforce ce sentiment.

Je suis parti de Tokyo ce matin pour arriver a Kyoto et repartir sur Osaka.

L’appart de David et Sophie etait vide. Il n’y avait plus que nos sacs a trimballer jusqu’a l’hotel d’Osaka. Apres avoir pose mes affaires a l’hotel et pris une douche, je retrouve Sophie a la reception. Choco, une de ses amies, nous invite avec des amis en elle, a une fete pour le Tennoji Matsuri et on fera les feux d’artifices du haut d’un toit. Dans la rue et le metro, beaucoup de gens sont en yukata, sorte de kimono d’ete. Sur l’eau il y a des grandes pirogues japonaises et sur les berges, plein de petits bouibouis du genre de la fete foraine.

Apres un petit tour plaisant au niveau de la rue, on monte dans un grand immeuble qui fait face a l’Osaka-jo, le chateau d’Osaka. Des bureaux, le vue est magnifique. Le pere de Choco connait le proprietaire de l’immeuble et des quelques compagnies qu’il y a a l’interieur.

Premier arret au 6eme etage, le plus haut bureau. On rencontre le proprietaire qui est tres expressif et tres jovial. On mange un peu et il y a de mignonnes employees de bureau et je m’amuse a les faire rougir en leur faisant de grands sourires. Cela a pour effet de les faire rougir instatanement. Il y a une que je remarque un peu plus que les autres. Sophie me pousse a aller la voir et commencer la discussion en anglais. Je prefere attendre et voir.

Seconde partie de soiree, on monte sur le toit pour manger des yakisoba et voir les feux d’artifice. J’essaie maladroitement de parler avec les amis de Choco tout en me disant que j’aimerai bien revoir la jolie jeune fille que j’avais faite rougir. Joie, bonheur et felicite, elle arrive en compagnie de ses collegues. Lorsque les feux d’artifice commencent, je me leve et regarde.
Miracle, elle vient me voir et commence a me parler. J’etais aux anges. Miharu parle tres bien anglais et bien mieux que moi mais cela ne m’empeche pas de bien discuter. Elle a joue le role de traductrice pour ses copines. Lorsque je me suis retrouve entoure de japonaises somme toute assez mignonnes, je faisais moins le malin.

Je vais passer les details mais j’ai passe une excellente soiree.

*: HIMYM = How I Met Your Mother, une tres bonne serie dans le style de Friends. Les amateurs comprendront l’allusion.

C’est ici qu’on s’en apercoit!

Hier j’avais oublie de dire que je me suis fait arrete par la police a la gare. Au debut j’ai cru que le type avait une fausse plaque de police. Il regardait partout comme s’il n’etait pas tranquille. En France je me suis rarement controle, la seule fois dont je me souvienne c’etait avec Jerome (Jeje) quand on a vu la BAC. Ils ont du sentir mon quart coreen et ont du se dire que j’etais un etranger sans papier! Ils ont ete tres gentil meme quand j’ai demande a verifier une nouvelle fois leur plaque. Elle semblait tellement factice.

Ensuite j’avais oublie de mentionner le fait assez etonnant car ce n’est pas la premiere fois qu’on me l’a dit. Yuki trouvait que j’avais un petit air asiatique. Une de mes anciennes petites amies me l’avaient dit aussi. C’est l’heritage qui ressort ! :D

Pas shotokai mais bien shotokan !

Je m’explique. Shotokan est le nom du dojo. Cependant on y pratique le shotokai. J’etais donc au bon endroit. J’ai galere comme pas permis pour trouver le dojo. Apres avoir demande mon chemin aux policiers, j’ai fait le tour du pate de maison assez longtemps avant de demander a un jeune qui chance pour moi parlait bien anglais. Il ne savait pas non plus ou etait le dojo mais au moins il a pu demander en japonais le chemin. Grace  lui, j’ai pu enfin me retrouver devant le dojo.

Je m’imaginais un grand dojo, dans une vieille maison, et tous les cliches du genre. En fait c’etait au bas d’un immeuble ordinaire, tout ce qu’il y a de plus simple.  Le dojo en lui-meme est assez petit, un peu de la meme taille que la salle de danse du Mirail ou on s’entraine. D’ailleurs il n’y a pas de tatami, c’est du parquet. J’ai parle un peu avec le sensei qui m’a propose de faire le cours mais apres une journee de marche dans Tokyo, j’etais un peu fatigue.

L’entrainement commence a 19:00. Durant une heure, les pratiquants arrivent et s’echauffent seuls sans programme pre-defini comme on a en France. Ici chacun se gere et arrive quand il veut. A 20:00, le cours commence. Comme chez nous, ce sont les kion qui debutent la seance et le gedan-barai. D’apres ce que j’ai pu voir, les mouvements faits pendant les kion sont retrouves dans les mouvements du kata de la seance. Ce soir la, c’etait Jion. En general, ils ne font qu’un aller-retour et passent aux mouvements suivants. Le sensei corrige les mouvements mais n’explique rien au debut. Les debutants regardent souvent les autres. Apres le kion, nahore et yasume et tout le monde salue le sensei. La, il peut expliquer un peu plus a certains et leur faire refaire quelques mouvements. Pour les mouvements, ils avancent d’abord les pieds et ensuite les poings et ils sont bas. Le sensei disait regulierement « plus bas ». Apres 30 minutes de kion, le kata Taikyoku shodan et ensuite Jion. Tout le monde le fasait du 5 kyu aux dan. Apres le sensei prenait un groupe plus experimente et leur faisait travailler kion et kate, et les autres se reposaient. Et vice-versa.

A 21:00, le cours s’arretait mais presque personne ne partait. Ils continuaient a travailler seul ou a poser des questions au sensei.

J’ai trouve cette seance tres instructive et le fait de s’echauffer seul permet de garder de l’energie pour le reste. Neanmoins, en France nous avons besoin de cet echauffement, juste pour travailler la souplesse. Ici tout le monde a l’air d’etre fait en chewing gum donc cela ne pose pas trop de probleme.

En fait Tokyo, ce n’est pas si pire…

J’aime toujours autant le parc juste en face du musee du tresor Meiji. On se croirait a la campagne. Avant hier soir, je n’ai pas trop bien dormi. Je me suis couche trop tot et ce qui semblait etre des americains ont mis le bordel pendant pas mal de temps. Je suis parti alors assez tot pour un comic & internet cafe. J’ai pu partager mes etats d’ame avec certains d’entre vous et je les en remercie.

Je suis parti ensuite pour Asakusa. J’ai mis un peu de temps avant d’y arriver car j’aime toujours faire un bout du quartier a pied. Je n’ai pas trouve les temples extraordinaires et je pensais d’apres ce qu’on m’en avait dit que c’etait plus fantastique que cela. La fatigue et l’heure tardive y ont peut etre joue quelque chose. Je suis parti pour Akihabara, j’y ai mange un katsudon puis vu l’etat de fatigue j’ai prefere rentrer faire une sieste.

Apres ma sieste, j’avais rendez-vous avec Yuki, une tokyoite d’adoption car elle n’y est que pour ses etudes. Elle est originaire d’une ville a cote de Miyajima. J’ai pu ainsi ameliorer mon anglais et elle son francais. Ce fut une tres chouette soiree ou j’ai pu apprendre des nouveaux mots comme skibe ou wakata. A mon tour je lui ai enseigne quelques mots mais je ne peux les citer, il y a des yeux chastes qui lisent ce carnet.

Aujourd’hui je me suis rendu a Akihabara, le quartier electronique/electrique. Yuki m’avait  »conseille » de faire le Maid Cafe, ou des japonaises en tenue de soubrette vous servent a boire. Il y en a quelques uns la bas a ce que j’ai pu voir. Neanmoins, j’ai prefere aller petit-dejeuner au Mister Donut du coin.
Akihabara est etonnament pas decrit dans le Lonely Planet. J’ai peut-etre mal regarde mais pas un mot dessus. Ce quartier est une refuge d’otaku et de pervers, dixit Yuki, car il regroupe en un meme endroit des magasins de porno soft (et qui sait hard, je n’ai pas trop regarde en detail), de jeux video, d’electronique et de manga. Quartier interessant mais sans plus.

C’est a Tokyo que j’ai pu voir les premiers sans-abris, je n’en ai pas vu ailleurs. Tous vieux et quasiment grabataire, attendant allonges. Les gens ne viennent pas voir les etrangers comme j’ai pu l’experimenter ailleurs.

Bon je file, j’ai rendez-vous au dojo Shotokai dans quelques heures.

Autre chose: je n’ai plus de batterie donc pas de photo pour Tokyo.

Je suis arrive hier et voila mes premieres impressions.

C’est une grande ville, tres grande. Apres etre descendu du shinkansen, j’ai longtemps cherche les lignes JR. Forcement qund je vais a la mer je ne trouve pas d’eau. Elles etaient toutes la. Une fois trouvees, il fallait trouver la bonne ligne. Yamanote est la ligne par excellence. Elle amene dans la plupart des endroits qu’un gaijin veut/va faire.

Je suis descendu a Harajuku car le parc Yoyogi, la ou se trouve mon hotel, est juste a cote. Je descends, je fais le tour du parc en long, en large et en travers. A part des corbeaux, des gens etendus pour une sieste, un saxophoniste, quatre jeunes qui repetaient une choregraphie, je n’ai pas vu l’ombre d’un hotel. En meme temps un hotel dans un parc public ?! Je regarde plus attentivement mon Lonely Planet et je vois que l’hotel se situe au National Memoriam Youth Center. Je sors du parc et je le longe jusqu’a trouver l’endroit. Un des gardiens me donne un plan pour le Youth Hostel Office. La-bas j’apprends que le check-in se fait a 16h, soit 3h30 plus tard. Cela en fait du temps a tuer, surtout que je suis fatigue car je suis parti tot et j’ai pas mal marche.

Je repars et je traverse le parc du sanctuaire Meiji qui est magnifique. On ne dirait pas du tout qu’il est situe dans une capitale comme Tokyo. J’essaie ensuite d’aller dans un internet cafe pour confirmer mon rendez-vous de demain et ma viste au dojo shotokai. J’ai trouve un internet & comics cafe, un endroit ouvert 24/24 qui propose box individuel, manga a foison, boissons a volonte et douche pour 400¥/h. J’ai ensuite flane dans Shibuya, mange un morceau et suis rentre a l’hotel pour faire le check-in.

Ma premiere impression c’est que je n’aime pasa Tokyo, trop grand, trop impersonnel, trop urbaine. Cela est peut-etre du au fait que je sois seul ici, sans guide et ne connaissant pas la langue.

On verra bien si ce soir mon impression changera.

Aujourd’hui je compte aller au Sony Building et Akihabara.

L’Himeji-jo est l’un des seuls châteaux japonais en bois ayant survécu au temps et aux guerres.

C’est l’une des plus vieilles structures du Japon médiéval. Inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO et désigné comme trésor culturel du Japon, avec le Matsumoto-jō et Kumamoto-jō, c’est l’un des trois seuls châteaux japonais en bois encore existants. Il est aussi connu sous le nom de « Shirasagi-jō » (château du Héron blanc) en raison de sa couleur blanche extérieure.

Le château de Himeji apparaît souvent à la télévision japonaise. La raison en est simple, lorsque le tournage d’une fiction doit avoir lieu (Abarembo Shōgun par exemple), les producteurs se tournent naturellement vers cette merveille qui est la seule aussi bien conservée. Il est également le lieu où se sont tournées les scènes extérieures de Ran ou encore de Kagemusha deux célèbres films d’Akira Kurosawa.

Le château a été conçu et réalisé pendant l’ère Nanboku-cho de la période Muromachi. En 1346, Sadanori Akamatsu prévoit de construire un château à la base du mont Himeji, où Norimura Akamatsu avait construit le temple de Shomyo-ji. Après la chute d’Akamatsu durant la Guerre Kakitsu, le clan Yamana reprit un moment à son compte l’idée d’un château ; mais les Akamatsu reprirent le dessus après la Guerre d’Ōnin c’est à cette période qu’Akamatsu Masanori y ajoute deux enceintes.

En 1580, Toyotomi Hideyoshi prit le contrôle du château, et Yoshitaka Kuroda construisit une tour de trois étages l’actuel donjon.

À la suite de la bataille de Sekigahara en 1601, Ieyasu Tokugawa accorda le château de Himeji à Ikeda Terumasa son gendre. En 1609 le donjon de quatre étages est achevé puis en 1618 Tadamasa Honda fait élever les bâtiments de l’enceinte ouest.

Himeji fut l’un des derniers repères des tozama daimyō à la fin de la période Edo. En 1868, le nouveau gouvernement japonais envoya l’armée Okayama, sous le commandement du descendant de Ikeda Terumasa, pour déloger ses derniers occupants.

Le 10e Régiment d’infanterie occupa le château de Himeji en 1874, et le ministère de la Guerre prit le contrôle du château en 1879. La tour principale fut rénovée en 1910, utilisant 90 000 yens de fonds publics.

Quand le système des han fut aboli en 1871, le château de Himeji fut vendu aux enchères. Le prix d’achat fut de 23 yens et 50 sens. Cependant, le coût du démantèlement du château se trouva être prohibitif et il fut finalement abandonné.

Himeji a été bombardé en 1945, à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Bien qu’une école à proximité ait été totalement détruite par les flammes, le château a survécu, presque entièrement non touché, à l’exception de quelques impacts.

C’était la première fois que je voyais un château japonais. La plupart des autres châteaux ne sont que des reconstitutions fidèles mais en béton de l’extérieur du château et dans lesquels se trouvaient le plus souvent un musée plus ou moins insipide qui ne valait pas le prix d’entrée. C’est une visite que je conseille car il est rare d’avoir l’occasion d’en visiter un en état. Il faut avoir de bonnes cuisses car les pentes des escaliers sont raides et il faut souvent faire attention à sa tête avec les poutres assez bases.

Le jardin autour du parc doit être magnifique au temps des sakura, les cérisiers en fleur, car le parc en est rempli.

La visite se fait relativement vite, une à deux heures et c’est très facile d’accès par le train. En sortant de la gare, c’est tout droit. Aucun moyen de se perdre !

En japonais le Gion matsuri. C’est une fête très célèbre à Kyoto et au Japon.

A l’origine, ce festival est une partie d’un rituel de purification pour apaiser les dieux causant les incendies, les inondations et les tremblements de terre. En 869, les gens furent atteints de la peste laquelle était attribuée à Gozu Tenno. L’empereur Seiwa ordonna au peuple de prier le dieu du temple shinto d’Yasaka, Susanoo no mikoto. Soixante six hallebardes stylisées et décorées, une pour chaque province dans l’ancien Japon, furent préparées et érigées au Shinsen en, un jardin, avec les temples mobiles du temple de Yasaka.

Cette pratique fut répétée tant qu’il y eut un évènement de ce genre. En 970, il fut décrété en tant qu’évènement annuel. Au fil du temps, la classe marchante influente et puissante fit du festival quelque chose de plus en plus élaboré et à la période Edo, elle l’utilisa pour montrer sa richesse.

En 1533, le shogunat d’Ashikaga stoppa tous les évènements religieux mais le peuple protesta, disant qu’ils pouvaient se passer de rituels mais non de la procession. Ceci marque la progression du festival vers sa forme actuelle.

Le festival dure le mois de juillet. Cependant il y a des jours de grande célébration comme le 16 au soir et la matinée du 17. Le soir du 16 juillet, tous les quartiers traditionnels sont illuminés et décorés avec des lanternes, des tentures et des bannières de fleurs. Le lendemain matin, la grande procession débute au sanctuaire Yasaka, près du quartier de Gion.
A lieu alors un véritable défilés d’une trentaine de chars accompagnés de flûtes, de tambours et de gongs. Ces chars représentent les différents quartiers ou corporations de la ville. On peut apercevoir des geiko et des maiko sur le seuil de leur maison lors de ce festival.

Les chars sont très lourds et ils n’ont pas de roue mobile pour pouvoir tourner. Ils ont eu l’idée de mettre des lattes de bambou au sol, de les mouiller et de faire glisser le char dessus. L’opération prend environ un quart d’heure pour les chars les plus grands.

C’est l’un des endroits japonais les plus photographiés au monde.

Forcément je n’y ai pas coupé. Après Hiroshima, je me suis rendu à Miyajima, une île quasi-paradisiaque non loin d’Hiroshima.

L’île d’Itsukushima est considérée, dans la religion shintoïste, comme une île sacrée. Il n’y a ainsi ni maternité ni cimetière sur l’île, car ce statut interdit que l’on y naisse ou que l’on y meure. De la même façon, il est interdit d’y abattre des arbres. L’île est donc couverte d’une forêt relativement luxuriante. Comme à Nara, on peut y apercevoir des biches en liberté.

De nombreux temples et sanctuaires sont construits sur l’île.

  • Le principal d’entre eux est le temple d’Itsukushima (厳島神社), avec son célèbre torii flottant (大鳥居). Il est l’une des « trois vues les plus célèbres du Japon » (avec Amanohashidate et Matsushima). Le temple d’Itsukushima est inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1996.
  • Le temple de Senjokaku (千畳閣) comprend une pagode de cinq étages construite en 1407.
  • Le Daigan-ji, dédié au dieu de la musique, date de 1201.

Le temple d’Itsukushima date du VIe siècle ; il existe dans sa forme actuelle depuis 1168 grâce aux dons de Taira no Kiyomori. La construction du sanctuaire, consistant en des structures sur pilotis et des pontons, est due au statut sacré de l’île. Les visiteurs n’avaient en effet pas le droit de mettre pied à terre sur l’île ; ils devaient, en arrivant par bateau, passer sous le torii flottant et accoster sur les pontons. Une scène de théâtre , également sur pilotis, se trouve à proximité du temple.

Le torii flottant (大鳥居) du sanctuaire d’Itsukushima est l’une des attractions touristiques les plus populaires du Japon, et la vue du torii avec, en fond, le mont Misen, est désignée comme l’une des « trois vues les plus célèbres du Japon » (avec le banc de sable d’Amanohashidate et la baie de Matsushima). Le sanctuaire est doté d’un torii depuis 1168, bien que l’actuel ne date que de 1875. Il mesure 16 mètres de hauteur et possède quatre montants (style ryōbu, 両部, ou yotsuashi, 四脚) afin de lui donner plus de stabilité.

Le torii vu du ferry En se rapprochant Face à face

En raison de sa position en bord de mer, le sanctuaire semble flotter à marée haute. Le torii, quant à lui, n’est accessible depuis le rivage qu’à marée basse.

Par son caractère sacré, l’île est magnifique. Il y a relativement peu de construction et le cadre est magnifique pour y rester un couple de jour. Si la prochaine fois que je suis au Japon, j’ai une copine, je pense que j’irai l’emmener là-bas pour quelques jours.

C’est vraiment un très beau endroit !

C’est un des effets secondaires de ma visite d’aujourd’hui !

Je suis allé à Hiroshima, qui est à environ deux heures Kyoto. Hiroshima est la première ville à avoir été touché par une bombe atomique. C’était le 6 août 1945.

En 1945, l’armée Américaine avait retenu quatre objectifs : Hiroshima, Nagasaki, Kokura et Niigata.

Le 6 août 1945 à 2 h 45 (heure locale), le bombardier B-29 Enola Gay piloté par Paul Tibbets, décolle de la base de Tinian, avec à son bord une bombe atomique à l’uranium 235 d’une puissance de 12 kilotonnes, surnommée Little Boy. L’équipage est composé de douze hommes, dont quatre scientifiques. Deux autres B-29 l’escortent, emportant les instruments scientifiques destinés à l’analyse de l’explosion.

À 7 h 09, l’alarme aérienne est déclenchée à Hiroshima ; un avion isolé est repéré. Il s’agit du B-29 d’observation météorologique Straight Flush. Au même moment, deux autres appareils survolent Kokura et Nagasaki pour une mission de reconnaissance identique. Les conditions météorologiques sont très bonnes au-dessus de Hiroshima ; la ville est choisie comme cible. Au sol, l’alerte aérienne est levée à 7 h 30. La ville a été peu bombardée pendant la guerre et les habitants ont l’habitude de voir les bombardiers américains survoler leur ville pour se rendre plus au nord.

La bombe, recouverte de signatures et d’injures à l’adresse des Japonais est armée en vol et larguée à 8 h 15, à près de 9 000 mètres au-dessus de la ville. À 8 h 16 mn 02 s heure locale, après 43 secondes de chute libre, la bombe explose à 600 mètres du sol, à la verticale de l’hôpital Shima situé au cœur de l’agglomération.

L’explosion, équivalent à celle de 15 000 tonnes de TNT, rase instantanément la ville. 75 000 personnes sont tuées sur le coup dont un tiers de militaires, la ville étant entre autres le siège de la 2e Armée, chargée de la défense de l’ouest du Japon, et de nombreux arsenaux et bases aériennes. Dans les semaines qui suivent, plus de 50 000 personnes supplémentaires meurent. Le nombre total de morts reste imprécis ; il est de l’ordre de 250 000. Sur les 90 000 bâtiments de la ville, 62 000 sont totalement détruits.

Il ne resta aucune trace des habitants situés à moins de 500 mètres du lieu de l’explosion.

Au retour, les aviateurs verront pendant 500 kilomètres le champignon qui, en deux minutes, a atteint 10 000 mètres d’altitude. L’Enola Gay atterrit six heures plus tard à Tinian. Son équipage est aussitôt décoré.

Le dôme de la bombe A

Conçu par l’architecte tchèque Jan Letzel, ce bâtiment de style européen fut construit en 1915. Remarquable par son dôme ovale et ses façades bombées, il était un point de repère pour les habitants et un symbole du département.

Le 6 août 1945, à 8h15 du matin, la première bombe atomique explosa à 580 mètres du sol, à 160 mètres au sud-est de ce bâtiment. Les constructions alentour furent instantanément vaporisées, mais ce bâtiment, du fait qu’il ait subi le souffle de l’explosion presque directement de dessus, resta en partie debout, offrant à la vue ses façades calcinées et l’ossature métallique du dôme telles qu’on peut les voir aujourd’hui.

Au bout d’un certain temps, les gens se mirent à nommer les ruines de ce bâtiment le « Dôme de Genbaku ». En juin 1995, ces ruines furent classées monument historique et l’année suivante, le 5 décembre 1996, elles furent inscrites sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

L’appellation officielle sur la Liste du patrimoine mondial est « Mémorial de la paix d’Hiroshima (Dôme de Genbaku) », avec comme argument que « le Dôme est devenu un monument universel pour l’humanité entière, symbolisant l’espoir d’une paix perpétuelle et l’abolition définitive de toutes les armes nucléaires sur la Terre ».

Il faut noter que les représentants des États-Unis et de la Chine se sont opposés à cette inscription, déclarant « qu’elle était dénuée de toute perspective historique » …

Le mémorial des enfants les origami protégés

Des petits origami en forme
de grue

Le monument de la paix des enfants (japonais : 原爆の子の像) est un monument pour la paix pour commémorer Sadako Sasaki et les milliers d’enfants victimes du bombardement atomique d’Hiroshima, et est situé dans le parc mémorial de la paix lui-même dans la ville d’Hiroshima.

Réalisé par les artistes Kazuo Kikuchi et Kiyoshi Ikebe, le monument a été construit en utilisant l’argent provenant d’une campagne de collecte de fond menée par les écoliers japonais dont les camarades de classe de Sadako, avec la principale statue intitulée l’enfant Bombe A qui a été dévoilée le 5 mai 1958 (le jour des enfants au Japon).

Sadako avait alors deux ans et se trouvait ce jour-là à deux kilomètres du lieu de l’explosion. La plupart de ses voisins furent tués mais Sadako ne fut pas blessée ou ne sembla pas l’être.

Jusqu’en 1954 elle semblait être une petite fille normale et joyeuse. Bonne élève, elle passa une enfance sans problème majeur, grandit normalement et se lança dans la course à pied de compétition.

Cependant, en 1954, après un relais où elle avait aidé son équipe à gagner, elle se sentit extrêmement fatiguée et sa tête tournait. Les vertiges passant, Sadako pensa qu’ils n’étaient causés que par la fatigue, mais ce n’était pas le cas. Dès lors de plus en plus d’incidents se produisirent. Plus tard les vertiges furent tels qu’elle tomba et ne put se relever. Ses camarades de classe appelèrent la maîtresse qui contacta ses parents. Ces derniers l’emmenèrent à l’hôpital de la Croix-Rouge où on diagnostiqua une leucémie (une forme de cancer des cellules sanguines), le « mal de la bombe atomique » auquel peu survivaient à cette époque.

La meilleure amie de Sadako, Chizuko, lui raconta l’ancienne légende japonaise des 1000 grues et lui apporta un origami. Selon celle-ci, quiconque confectionne mille grues en origami voit un vœu exaucé. Sadako s’attela dès lors à la tâche, espérant que les dieux, une fois les mille grues pliées, lui permettraient de guérir et de recommencer la course à pied. La famille de Sadako s’inquiétait à son propos. Ils venaient souvent lui rendre visite à l’hôpital pour lui parler et l’aider à faire les origamis. Après qu’elle eut plié 500 grues, elle se sentit mieux et les médecins dirent qu’elle pouvait rentrer chez elle pour quelque temps, mais après moins d’une semaine elle se sentit de nouveau mal et dut retourner à l’hôpital.

Elle confectionna au total 644 grues de papier. Elle mourut le 25 octobre 1955 à l’âge de douze ans. Elle avait plié ses grues avec tout le papier qu’elle pouvait trouver, jusqu’aux étiquettes de ses flacons de médicament.

L’histoire de Sadako eut un profond impact sur ses amis et sa classe. Ils finirent de plier les 1000 grues et continuèrent pour récupérer de l’argent des écoles japonaises afin de construire une statue en l’honneur de Sadako et de tous les enfants affectés par la bombe.

Aujourd’hui, dans le Parc de la Paix d’Hiroshima, se dresse une statue de Sadako placée sur un piédestal en granite et tenant une grue en or dans ses bras ouverts. À sa base se trouve cette inscription :

Ceci est notre cri.
Ceci est notre prière.
Pour construire la paix dans le monde

Tous les ans, des enfants du monde entier plient des grues et les envoient à Hiroshima. Les origamis sont disposés autour de la statue. Grâce à Sadako, la grue en papier est devenue un symbole international de la Paix.

Voila pour ma visite à Hiroshima. La ville n’est pas extraordinaire en soi, elle ressemble à des tas d’autres villes japonaises: centre commercial dans la gare, allée commerçante avec toutes les grosses enseignes et des parcs. Je n’y suis pas allé pour cela mais pour ce qui s’y est passé. Je vais sûrement partir sur une pensée très banale, très vérité vraie, très « le mal ce n’est pas bien » – typiquement des choses que je n’aime pas lire, voir ou entendre.

Etant par nature scientifique, je me suis toujours demandé ce que la science pouvait apporter. Ici la science et surtout les hommes ont vraiment foiré. Au Japon, il y a un quota pour les écoles en ce qui concerne les visites à Hiroshima mais David me disait que ce quota était de plus en plus faible car le gouvernement japonais a l’air de vouloir remettre de l’atomique au goût du jour.

Des arbres qui ont survécus
à la bombe et aux retombées
Les photos et les noms
des victimes

En résumé Hiroshima mérite qu’on lui accord une journée, pour faire pleinement les lieux de commémoration et essayer de comprendre pourquoi.