Vous aimez dragon ball ?
Voila l’affiche du film qui sortira en mars 2009!
日仏のブログ
Vous aimez dragon ball ?
Voila l’affiche du film qui sortira en mars 2009!
Le programme d’aujourd’hui était le Gingakuji et le Heian.
Mais avant nous sommes allés manger des katsudon avec Sophie à la gare de Kyoto. Les katsudon est un plat à base de porc pané avec une omelette pas trop cuite sur du riz. C’est absolument délicieux.
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| Katsudon |
Ce katsudon était servi avec des soba froides (sorte de pâtes au sarrasin).
Nous avons ensuite pris le bus pour aller voir une entreprise de déménagement et pour rejoindre le Ginkakuji.
Ginkaku-ji (en japonais, 銀閣寺, le temple au pavillon d’argent ) est un temple bouddhiste situé dans le quartier de Higashiyama à Kyôto. Bien que connu sous le nom de Ginkakuji, le nom officiel du temple est Jishoji (慈照寺). Il a été construit en 1474 par le shogun Ashikaga Yoshimasa, qui voulait rivaliser avec Kinkaku-ji, le pavillon d’or, construit par son grand-père Ashikaga Yoshimitsu. Son intention était de couvrir le pavillon d’argent, mais à cause de l’intensification de la guerre Onin, qui avait éclaté quelques années plus tôt, en 1467, la construction a été arrêtée et le pavillon n’a jamais été couvert d’argent.
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| Vue d’ensemble | Une partie du temple | De plus près |
Comme le Kinkakuji, le Ginkakuji a été construit pour servir de retraite de calme et de solitude pour le Shogun. Pendant son règne en tant que Shogun, Ashikaga Yoshimasa a donné un nouvel élan à la culture traditionnelle, maintenant connu sous le nom de Higashiyama Bunka, la Culture de la Montagne de l’Est. S’étant retiré dans sa villa, il est dit que Yoshimasa s’asseyait dans le pavillon, contemplant le calme et la beauté des jardins, pendant que la guerre Onin empirait et réduisait Kyôto en cendres. En 1485, Yoshimasa devint un moine Bouddhiste Zen et après sa mort le temple devint un temple nommé Joshoji.
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Sur la dernière photo, on peut voir un jardinier qui ramassait soigneusement aiguilles de pain, morceaux d’écorce ou autre débris végétaux pour que le tapis végétal soit le plus net possible. Les jardins ou plutôt la forêt autour du temple dégageait une tranquillité et une paix incroyable. On aurait juste envie de se poser sous la frondaison des arbres, écouter l’eau qui serpente sur les flancs de la colline et se laisser aller à admirer la nature.
Des différents bâtiments de l’époque, seul a survécu le Pavillon d’Argent. Actuellement il est en travaux et nous n’avons pas pu le voir.
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En plus du pavillon, le temple possède un terrain boisé couvert de mousses et un jardin japonais qu’on attribue à Soami. Le jardin de pierres et de sable de Ginkaku-ji est particulièrement célèbre et un tas de sable, qu’on dit laissé par les ouvriers quand les travaux ont été interrompus, en fait maintenant partie. Il symboliserait le mont Fuji.
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Après le temple bouddhiste, nous sommes allés au Heian qui est un temple shinto. Comment reconnaître un temple shinto d’un temple bouddhiste ? C’est assez simple. Sur les plans, les temples shinto sont marqués avec des torii et les temples bouddhistes avec une swastika et en vrai, les temples shinto ont des torii visibles et les temples bouddhistes n’en ont pas.
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| Porte d’entrée | La réserve de saké | Temple au loin |
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| Fontaine pour y faire ses ablutions |
Je fais ma posture de bad boy japonais |
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Les carpes sont énormes au Heian et n’ont absolument pas peur de l’homme. J’ai préféré le Gingakuji au Heian même s’il était très beau. C’est, je pense, la tranquillité des jardins du premier qui l’a emporté sur les eaux calmes du second.
Au Japon, en été, il fait lourd, chaud et humide. C’est pourquoi nous avons décidé avec Sophie d’aller tremper nos pieds dans la rivière (?) qui coulait pas très loin.
David nous a rejoint et nous sommes allés faire des photos de groupe dans un espèce de photomaton. Je posterai le résultat bientôt. Il faut dire que Sophie est très fan de ce genre de choses et à un petit sac rempli de ces clichés.
Le soir nous avons opté pour un restaurant coréen qui faisait des nabés, une sorte de fondue à la viande.
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A cette occasion, nous avons fait des découvertes: David a pris un Jinro tonic, de l’eau pétillante mélangée à un alcool coréen « bon pour l’homme » et moi, j’ai goûté quelque chose qui s’appelle tokkuk. Cela le goût et la consistance d’une grosse pâte mais en mieux. Je crois que c’est un légume mais c’est excellent !
Après quelques recherches, il s’avère que ce n’est pas un légume mais un gâteau de riz qu’ils découpent comme un gros radin noir pour mettre dans la soupe!
Après une telle journée, le mieux c’est d’aller au sento, une sorte de bains publics. Dans un premier temps, on se lave intégralement assis sur un petit tabouret puis une fois bien rincé, on va se détendre dans les différents bassins d’eau chaude ou froide. Il y a même des bassins où il y a des herbes qui sont sensés apporter certains avantages. Le notre ce soir devait nous rendre encore plus beaux. La classe hein ?
La particularité du sento où on est allé est qu’il accepte les tatouages. Je m’explique, la plupart des gens tatoués au Japon sont des Yakuza et donc, les sento interdisent aux Yakuza de venir. Ce soir j’ai pu donc admirer des tatouages yakuza en vrai. Je ne parlerai pas de l’anatomie japonaise mais je peux parler de nos amis japonais: deux jeunes garçons d’une dizaine d’années qui étaient extrêmement curieux de comment était formé un occidental.
C’est tout pour aujourd’hui !
Après une bonne nuit de dix heures, une bonne douche, nous sommes partis pour le France Club de Nara.
Le France Club de Nara est une association pour les amateurs de la culture française, et au Japon ils sont légions. Elle est tenue par Olivier Jamet, une personne très sympathique, professeur de français à l’Alliance Française d’Osaka ainsi qu’à l’université. J’y ai rencontré des japonais et japonaises fort agréables et qui parlaient français. J’aurai aimé pouvoir parler aussi bien japonais qu’ils parlaient français. Par exemple Mourabe, qui avait visité six fois la France, m’a longuement parlé des vieux films français qu’il a commencé à voir lorsqu’il était jeune. Il me citait un nombre incroyable de films que je ne connaissais pas du tout mais on s’est bien retrouvé au niveau des acteurs comme Noiret, Ventura, etc. Néanmoins j’ai trouvé difficile de lui expliquer la magie des dialogues de Michel Audiard.
J’ai aussi un peu discuté de tout et de rien avec Hirano. Il va partir étudier la philosophie en France pour un an. La chose la plus incroyable est qu’il est assez vieux pour un étudiant japonais, je dirais une bonne quarantaine d’années.
J’ai aussi eu le plaisir de discuter avec Emi, une amie de David et Sophie, qui doit venir une dizaine de jours en France.
L’après-midi s’est poursuivi par un repas composé entre autre de sushi, du boeuf japonais excellent et des sortes de spaghetti à l’aïl très bons et un visionnage de Vidocq. Beaucoup l’ont trouvé effrayant, trop violent mais au final intéressant. Il faut savoir qu’intéressant signifie qu’ils n’ont pas aimé mais qu’ils ne veulent pas vexer leur interlocuteur.
En bus j’ai pu voir de loin les biches de Nara, qui se laissent approcher et caresser sans crainte. Je devrais faire ça mardi après-midi d’après le planning concocté très gentiment par Sophie !
Je vais partir me coucher, il est déjà presque une heure du matin ici !
Ce soir nous sommes allés chez Masako et sa famille.
Masako était une élève dans le cours de français que donnait Sophie. Elle et son mari parlaient assez bien français même si David était là en backup si jamais. Dès l’entrée, je me suis déchaussé et mis mes chaussures l’avant vers la porte. Des chaussons nous attendaient. Nous sommes ensuite passés dans le salon où ils nous ont servis un apéritif: champagne pour David et Sophie, et jus d’orange pour moi. Un français ne buvant pas de l’alcool devait leur paraître bizarre me disait en rigolant David. J’ai tenté un seiza mais sur un plancher de bois j’ai un peu souffert.
| La famille de Masako: Sara, Luna, Masako et son mari |
Ensuite nous sommes passés à table. Masako nous a fait une démonstration de confection de maki. La table était bien garnie et un véritable festin nous attendait ! Anguilles, concombres, poulpes, crevettes, thon, saumon, daurade, des oeufs de poisson, de l’omelette et de l’avocat.
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| La table des makis | Les couverts |
C’était très bon. Il y avait aussi une spécialité du Kansai, du tofu de sésame, tout simplement excellente. Ensuite Masako nous a servi du flan ainsi que des walabi mochi (des mochis saupoudrés de poudre de kinako) et des mochi farcis à l’anko, une pâte aux haricots rouges.
Masako nous a servi aussi du thé matcha ainsi que du thé vert très bon.
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| Je bois du thé matcha | David aussi |
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A gauche les mochis, au
dessus le thé vert et à droite le flan |
La famille a été très sympathique et d’une conversation agréable. Cela m’a permis une immersion totale dans une famille japonaise, l’espace de quelques heures. Pour mon premier jour, ce fut une excellente surprise !
Encore merci à Masako et sa gentille famille, ainsi qu’à David et Sophie pour m’avoir permis de partager ce chouette moment.
Je suis bien arrivé. Toutes mes craintes se sont envolées dès l’embarquement à Toulouse.
Contrairement à tous mes voyages en avion, je n’ai pas fait sonner les portiques et j’ai passé la douane avec succès malgré mon passeport delphine. Les passeports delphine sont la série de passeports précédant les passeports électroniques. Ces « delphine » ont la fâcheuse tendance à avoir la photo qui se décolle. D’après les renseignements que j’ai pu lire ça et là, si la déchirure est inférieure à un tiers le passeport reste valide.
C’était ma principale hantise. J’ai découvert que dire un énorme konichiwa en souriant aide beaucoup avec les officiels japonais, ou du moins il m’a semblé.
J’ai eu onze heures de vol dans un 777 et je préfère vraiment les airbus. Je suis arrivé avec quarante minutes de retard à l’aéroport d’Osaka-Kensai. David m’attendait dehors. Ici il fait chaud et humide mais heureusement qu’il y a beaucoup de clim’ ici mais sans trop, il fait frais mais pas froid.
Après deux heures de trajet en train, on est enfin arrivé à Kyoto. Après un verre rafraîchissant, on est allé manger dans le restaurant de ramen jusqu’à côté de chez David et Sophie. Ce resto fait très cantine pour gens du cru, on y mange copieusement et c’est très bon.
Étonnamment je n’ai pas eu de gros choc comme j’ai pu en avoir en débarquant à Trudeau à Montréal.
Pour les photos je n’en ai pas trop fait, juste une de David mais j’en ferai plus dans la semaine.
Cela y est demain, je m’envole…
Je prends l’avion pour le Japon. Je commence à stresser. Pourquoi ? Pays inconnu, un mois là-bas, je ne connais pas la langue, je pars sans trop de planification. Comme je me suis amusé à le dire ces derniers mois, je ne suis pas le premier occidental à faire cela et sûrement pas le dernier.
J’ai préparé le sac avec ma mère et mon père qui revenait de Singapour. J’ai réglé les derniers détails avec Arnaud qui doit m’emmener à l’aéroport demain.
J’appréhende toujours l’avion, retards, incidents, etc. ainsi que les voyages. J’ai toujours envie de tout balancer au dernier moment, même si c’est pour partir à Paris pour trois jours. Sûrement mon côté casanier ou l’envie de vouloir toujours tout maîtriser.
Ma mère a eu la bonne idée de vouloir m’offrir un livre et après avoir longuement hésité sur Brooklyn Follies de Paul Auster, j’ai pris le cycle de Terremer d’Ursula LeGuin. Un bon gros livre pour ma dizaine d’heure de vol. J’ai aussi mon LonelyPlanet Japon et mon bouddhisme pour les nuls. J’ai failli oublié mon Sur la route. J’ai préféré laissé le Dhammapada dans mon sac de voyage. Que de livres, non ? Ils m’ont toujours rassuré et j’en ai toujours un ou deux (voir plus) sur moi.
J’ai pris aussi un pseudo Moleskine pour prendre des notes, faire des dessins et recueillir des écrits des gens que je rencontrerai.
Voila mon dernier billet écrit depuis la France. Le prochain sera écrit depuis le Japon !
さよなら ! (sayonara, ici « au revoir »)
Avant de partir je me suis dit que j’allais me photographier avec les ami(e)s.
Je m’excuse auprès de ceux que je n’ai pu voir avant de partir. Si vous voulez, je prendrai des photos avec vous à mon retour !
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| Florie et moi | ||
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| Djé et moi | Nono et moi | Solo de folie |
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| The Jonstriker Band | ||
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| Tony le padre, moi et Gégé la Coccinelle |
C’est bien beau d’annoncer à tout le monde qu’on part un mois à l’autre bout du monde, il faut aussi se lancer dans les démarches pour réaliser ce qu’on dit.
Ce soir j’ai décidé de réserver mes billets. J’ai toujours un peu cette appréhension quand je réserve des billets. J’ai déjà raté un vol pour Paris et ce n’était pas top.
… Quelques minutes plus tard …
Donc les dates sont: du 4 juillet au 3 août. Je prends les dates vers le week-end, histoire de ne pas embêter David et So. La date du 3 août me paraissait bien et, sans faire exprès, c’est la date de départ de David et Sophie, donc j’ai bien intuité. Ce qui me laisse une semaine entre la fin de mon stage chez STI et le départ au Japon. Il me restera ensuite à prendre le JRL: le Japon Rail Pass, les billets pour Charles de Gaulle et j’aurai fait le tour des transports.
A partir de ce soir, j’entame mes sessions d’apprentissage du japonais. Je vais essayer de me maintenir à une heure (ou plus) par jour. J’espère y arriver, parce qu’entre le karaté (que j’ai vraiment laissé tomber ce mois-ci entre les partiels et le taff pour Mantel d’Acier), le travail (écriture + webdesign) pour John Doe et les moments de décompression, cela ne va pas être simple.
Train, bateau, avion ou téléportation ? Le choix est difficile.
Grâce à mon père (un grand merci à lui), je vais essayer de ne pas payer les billets d’avions via Flying Blue. Pour faire une simulation rapide, un vol du 3 juillet au 3 août, en le prenant maintenant me coûterait dans les 850€ ce qui fait dans les 133000¥, ce qui fait dans les 25€ (ou 4000¥) en plus dans le budget par jour.
Combien ça coûte dans Flying Blue: 80 000 miles pour un aller/retour tout simple. Je vais claquer donc tous les points qu’il a chèrement gagné en deux ans et en plus il faut que je me prenne un billet pour Paris/CDG ou Orly; je ne sais pas encore. Le truc c’est que si je me débrouille bien, je peux avoir un aller/retour pour Paris à pas très cher (TGV ou avion) et squatter chez un pote (oui vous vous reconnaissez là, les parisiens
). Au mieux, je fais une économie de 700€ – 750€.
Sauf que… Il faut compter les taxes d’aéroport qui se montent à 250€. Au final j’économise avec les billets Flying Blue 450 à 500€ (70000 à 78000¥) et donc en gros 15€ dans la poche par jour.
Oui mais… il va falloir que je me prenne le JRP ou le Japan Rail Pass, qui permet de voyager de façon quasi illimité pendant trois semaines (pour moi) sur les lignes de la Japan Railways (l’équivalent de la SNCF), et ça coûte 360€.
En plus j’ai même pas décidé de comment j’allais me rendre à Okinawa.
A mon sens une des premières questions qu’il faut se poser lorsque l’on entreprend un voyage, du moins en ce qui me concerne. Partir un mois à l’aventure ce n’est pas rien et j’ai longuement réfléchi sur le pourquoi de ce voyage. Le comment viendra ensuite.
Mon premier contact avec ce pays s’est fait quand j’étais gamin avec les séries télé japonaises avec des robots géants et plein de japonais. Je rappelle avoir eu des répliques de ces robots. C’est peut être là d’où vient mon attrait pour la robotique. Ensuite vers 13-14 ans, il y a eu le karate (shōtōkai-ryū). A la base, je voulais faire du jet-kun-do pour faire comme Bruce Lee. J’étais très fan des films d’arts martiaux à cet époque (bon je le suis toujours un peu). Mon oncle me parlait sans cesse Murakami sensei et de sa fermeté. Je me suis toujours posé des questions sur ce mystérieux japonais venu en France enseigner le karate.
Au lycée, il y a eu le Livre des Cinq Anneaux (le jeu et non le livre de Musashi) et son Japon médiéval fantasmé. Ce fut l’époque aussi de la claque Ghost In The Shell et du cyberpunk. La plupart des bouquins cyberpunk que j’avalais faisaient mention d’un Japon à la pointe de la technologie, le yen était la monnaie internationale.
Je n’ai jamais été amateur de manga ni d’anime. La mode loligoth ou faire du cosplay me laisse froid. Donc pourquoi y partir?
Récemment, j’ai du reprendre le sport à cause de problèmes cardiaques. J’ai alors repris la pelote basque vu qu’il y a un fronton à la fac. J’avais aussi dans l’idée de reprendre le karate. J’ai justement trouvé un club de shōtōkai-ryū à la fac. J’ai donc repris le karate et j’ai décidé d’approfondir la pratique. Le karate en occident est vu comme un sport pour la majorité des gens, une activité physique comme une autre, l’aspect martial et asiatique en plus. Apprendre une suite de mouvement dont le but est de se défendre voir d’attaquer. C’est un peu éloigné du bushidō, non ?
C’est à ce moment là que je me suis intéressé au bouddhisme pour plusieurs raisons. Depuis adolescent, j’ai toujours tendance à être pessimiste, imaginer le pire scénario possible et cela a tendance à me pourrir un peu la vie. Au fur et à mesure de mes lectures, j’ai découvert que le karate et le bouddhisme étaient liés, notamment via le zen. Si à la base les kanjis formant le mot karate signifiaient la Main de Chine, les kanjis actuels signifient Main Vide, avec vide ayant le sens bouddhique de vacuité. La vacuité n’est pas synonyme de néant mais bien de l’absence d’existence de toute essence permanente, autrement dit Tout est par nature interdépendant et donc vide d’existence propre. On pourra bien sûr s’interroger sur la nature de ce changement d’écriture par Funakoshi sensei. Dans les années 1930, le nationalisme japonais et ce qui avait trait à la culture ne faisait pas bon ménage. Enfin d’après ce que j’en ai compris via mes lectures diverses.
Voilà deux raisons pour entreprendre ce voyage, un retour aux sources de ma pratique du karate et une découverte du bouddhisme au quotidien. Mais il serait faux de dire que je pars comme cela après une illumination. Il y a une troisième raison et non des moindres !!! Un ami, David, et sa femme Sophie sont partis à Kyōto pour un an. Ils devraient rentrer en fin juillet, durant mon séjour. Il y est parti pour parfaire sa connaissance de la langue (il est en licence de japonais) et Sophie n’allait pas abandonner son mari aux mains baladeuses des japonaises
Les voyages forment la jeunesse non ?