Info

Archives

La suite. Enfin !

 

Dans mon équipe, je suis évidemment le seul étranger. Tous mes collègues sont japonais. La grosse majorité ne parle pas anglais. Il faut bien que je me mette au japonais. Pour mon sujet, je travaille sur la reconnaissances des émotions (peur, dégoût, joie, colère, surprise, tristesse) pour un robot humanoïde capable d’exprimer physiquement des émotions grâce à son visage et son corps. Le but est de développer une plateforme logicielle avant de commander le corps et le visage pour mener des expériences sur des utilisateurs.

Ma station d’arrivée

Malgré mes heures de travail, hors-norme pour nous autres français mais le PGE m’a quand même bien formé dessus, j’ai une vie en dehors du laboratoire même si pour l’instant je sors beaucoup avec les collègues étrangers du groupe de biotech. Néanmoins le modèle social japonais tend à solidariser les membres d’un groupe. Il y a un nombre important d’évènements sociaux auquel on se doit d’assister, de façon je dirais « obligatoire » : repas, fêtes, etc.

Par exemple, ce mois-ci, il y a eu la fête de bienvenue des nouveaux masters ( qui était aussi ma fête de bienvenue) où lors d’un toast, chaque nouveau devait se présenter et dire dans quel équipe il voulait être. A chaque nouveau dans notre équipe, on se levait tous, on trinquait avec lui et cul-sec ! La légende comme quoi les japonais ne tiennent pas l’alcool n’est pas forcément infondé. Pour la petite histoire, le fait de ne pas supporter l’alcool est caractéristique des peuples asiatiques à cause d’une légère différence dans les gènes et les japonais sont à peu près la moitié à avoir cette différence de gène. Les caucasiens, eux, ont tous le gène qu’il faut pour dégrader correctement l’alcool.

Il y a eu aussi la Thankyou-party pour remercier le professeur et la secrétaire. Je n’y suis pas allé car c’était relativement cher, environ 60 euros pour un repas.

Ensuite il y a eu l’Hanami. Les japonais sont par nature (ou par culture, je devrais dire) très proches de la nature et aiment à se retrouver dans les parcs pour la fêter. L’hanami est quelque chose de très populaire au Japon, c’est la contemplation des cerisiers (sakura) en fleur.

Quelques membres du labo Quelques victuailles ;)

Je crois que je n’ai jamais autant parlé japonais que cette fois-ci.

En parlant de sociabilité, il y a une forte activité extra-scholaire dans les universités japonaises. J’ai d’ailleurs été invité à faire de la crosse, au club de death metal, de ceux qui aiment manger à midi, ceux qui prient à l’ancienne dans les temples bouddhistes et divers clubs de conversations en anglais. C’est fou le nombre de clubs avec des noms en français. Mon petit plaisir était d’aller les voir et de leur demander, en anglais ou japonais, si c’était un club de conversation en français vu que c’était écrit en français. L’étudiant japonais, lorsqu’il s’agit de parler une autre langue que la sienne, est tout de suite moins vaillant en général.

Avec l’ami Przemyslaw (prononcé Pshchamak),
Czeslaw, tu me dis si je me trompe
Club de cérémonie du thé

Publicité traditionnelle Crazy boys ?!

Club de jdr du coin, on ne se refait pas ! C’est quand même assez bondé

Le célèbre auditorium d’Okuma

Je vous épargnerai les soucis pour avoir un téléphone portable et une connexion internet, qui d’ailleurs ne marche pas. J’envisage en plus de changer d’appartement. J’en ai trouvé un plus près du laboratoire, une vingtaine de minute à pied, moins cher globalement (en comptant charges + internet + transport).

Ce premier mois ici m’a permis de réfléchir à mes différentes options une fois rentré en France en septembre. Voila, grosso modo, les trois possibilités :

  • Travailler en tant qu’ingénieur, comme la plupart de mes collègues de la fac
  • Faire mon doctorat ici en avril 2010, voir octobre 2010
  • Décrocher une CIFRE avec une grosse boîte de robotique

En ce qui concerne un doctorat ici, je dois absolument avoir une bourse d’étude pour être financièrement indépendant. La vie ici coûte relativement plus qu’à Toulouse, rien qu’au niveau des loyers et des transports. Pour tout le reste, c’est équivalent. C’est bien joli de manger des pâtes (pour ici remplacez avec du riz) pour arriver à ses fins mais je ne crois pas que j’apprécierai ce régime longtemps. D’ailleurs j’en profite pour remercier les membres de la famille qui m’ont aidé ou m’aident à financer mon stage.

Allez comme on dit ici, 頑張って.



Commentaires・コメント

  1. Arnaud #
    6 avril 2009

    On sentirait presque le mal du pays dans ce que tu écris. Bon au moins t’es pas isolé et c’est le principal.

    Sinon les cours de japonais, ça avance? :)

  2. Matt #
    6 avril 2009

    Le mal du pays ? Mmmh pas vraiment. Je me réveille très souvent content d’être ici. Disons que je fais juste face à des difficultés que je n’avais pas en France. En même temps, c’est ce que je cherchais un peu en venant ici.

    Pour les cours de langue, j’ai juste été trop en retard pour le test de placement. :)
    J’apprends donc avec les collègues et à la maison. De toute façon, je ne pense pas que j’aurai pu suivre des cours dans la semaine avec le boulot que j’ai.

    またね

  3. Sophie #
    6 avril 2009

    Dis moi quand tu déménages et file moi ton adresse…on t’enverra des produits locaux…;-)
    Tu as des 99yens shops à coté de chez toi? Onigiri au thon…c’est pas mal, hein?!

  4. tata Bibiche #
    7 avril 2009

    Quand il faut y aller il faut y aller ….japonais japonais Tu as le droit de me demander un colis alimentaire Matthiou que veux tu ???
    donne moi les directives et c’est avec plaisir sinon des pepettes!!!!
    Bisous Matthiou
    ps tu finiras comme écrivain c’est certain pour moi!!! ha ha!

  5. 7 avril 2009

    Non, il finira avec un sidekick robot écrivain, nuance ! D’ailleurs tu pourras l’appeler Bob, « en hommage ».

    Sinon c’est quoi une « CIFRE » aimerai-je demander candidement ?

  6. Matt #
    8 avril 2009

    Une CIFRE, ou Conventions Industrielles de Formation par la REcherche, est une bourse co-financée par l’Etat et une entreprise. L’Etat verse 14000€ par an pendant trois ans à l’entreprise pour le salaire du doctorant et l’entreprise est aussi susceptible d’avoir un crédit d’impôt à la recherche de 14500€. L’entreprise s’engage à prendre le doctorant en CDD (3 ans) ou CDI et de lui verser un salaire minimum de 24000€ par an (moyenne à 27000€). Donc à pi près, ça te fait un type pendant trois ans qui fait un boulot d’ingénieur en R&D pour 850 € par mois. Beaucoup de thèses en sciences dures (au moins la moitié) sont financées par ce biais là.

  7. 8 avril 2009

    Merci pour l’explication mon enfant.

  8. Bob D. #
    9 avril 2009

    Content de voir que ça se passe bien pour toi.

    Sache que tu auras toujours une place de sidekick-de-sidekick qui t’attend.
    (et arrête de te chercher des excuses pour ne pas avancer sur ZombYes).

  9. tata Bibiche #
    11 avril 2009

    salut Matthiou, ta cousine Vianney t’écrit:
    salut matthiou super ton blog je suis fière d’avoir un cousin comme toi. je suis à paris en ce moment. c’est maman qui m’a fait découvrir ton blog…
    Ici les cerisiers sont beaux, ils sont en fleurs…
    On te fait de gros bisous ensoleillés (à partir de demain parce qu’aujopurd’hui il pleut) à bientôt.
    PS: tu as des dons de narrateur. VIANNEY

  10. 14 avril 2009

    CIFRE pas négligeable du tout cette affaire!! je voulais te poser la question à
    ce sujet et Brain l’a fait!!!
    bisou maman

Laissez un commentaire a tata Bibiche にコメントしてください Annuler la réponse.