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Aujourd’hui j’ai été porteur de mikoshi au matsuri de l’Hirota-jinja. Mais qu’est ce donc ?

La jolie réceptionniste de l’hotel, Yuki, m’a gentiment demandé si je voulais bien aller au matsuri avec elle. J’ai bien évidemment accepté. J’ai revêtu l’habit traditionnel et le bandeau à l’effigie/kanji du quartier.

Un matsuri c’est un festival japonais. J’avais déja fait le Gion et le Tenjin matsuri et je ne m’étais pas autant impliqué avant. Ce matsuri là devait compter tout au plus une trentaine de personnes. C’était normal car il n’était dédié qu’au quartier et plus particulièrement au temple shinto Hirota-jinja d’Osaka.

Il y avait un danjiri, c’est à dire un char que l’on tire, où des enfants jouaient du tambour et le mikoshi que je poussais et portais. On a donc rejoint le petit attroupement de gens pas tres loin de l’hôtel vers 9 heures. J’ai un peu discuté avec les gens du coin et Yuki puis soudainement un des participants m’a laissé sa place pour pousser le mikoshi. Pousser n’est pas difficile, une fois lancé, il se manoeuvre facilement. On se déplaçait dans les petites rues du quartier et lorsque des gens arrêtaient la procession pour donner de l’argent, on stoppait tout, et un des animateurs du matsuri lançait quelques phrases rituelles pour marquer le rythme et honorer le donateur. Ce sont les commerçants qui donnent en général car cela leur apporte bienfaits et chance pour l’année à venir.

Toutes les 20-30 minutes, on faisait une pause pour se rafraîchir, boire et se reposer.

Jusqu’ici tout allait bien. On m’a demande de porter le mikoshi. C’est fou ce que cela pese lourd un temple miniature. Je me dis « On se le porte tranquillement et voila. ». Pas du tout ! Grosse erreur de ma part. On le porte certes, mais on le fait chavirer comme des brutes. En plus de tuer les épaules, on se tue les épaules. Les autres porteurs avaient une grosse motivation et hurlaient une phrase en japonais. Ils avaient l’air de bien se marrer, puis moi aussi au final !

Parfois en faisant chavirer le mikoshi, on heurte des gens et il y a quelque fois des morts. C’est assez dangereux ! Cette fois-ci aucune victime.

Avant de partir, un journaliste est venu prendre des photos du matsuri et m’a posé quelques questions. Je devrais être normalement dans le journal papier d’Osaka et l’hôtel m’enverra l’article. La classe non ?



Commentaires・コメント

  1. papa #
    2 août 2008

    quelle belle histoire ce voyage et que de choses enrichissante tu vas ramener dans ta tete, quelle belle lecon de valeurs morales et spirituelles tu donnes a ceux qui les ont un peu oubliees
    bon retour fiston

  2. Pollux #
    2 août 2008

    格好ええやねん、ニイちゃん!
    kakkoh ee yanen, niichan!
    en gros, a imaginer « ave l’assent »:
    « Oh, comment t’as la classe, gros! »

    desole de pas avoir pu te revoir depuis mardi mais j’ai ete assez charge. Ce n’est pas grave vu que t’as l’air de t’etre bien eclate!

    A plus sur le net!

  3. 3 août 2008

    Bon sang, aller aussi loin pour porter du mobilier alors que Bob cherchait des bras pour son déménagement….

  4. m helene #
    4 août 2008

    merci de nous avoir permi de vivre ce voyage avec toi,un livre va bientot sortir…… paroles de Taisen Deshimaru me plait beaucoup à méditer….poutous

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