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La première partie du pélerinage sur l’île de Shikoku.

Je suis parti ce matin très tôt vers 6h. Heureusement que j’avais planifié l’itinéraire la veille car plus on s’éloigne des grandes villes, moins il y a de romanji (l’écriture romane, opposé à l’écriture japonaise). Je m’en suis sorti avec les horaires et en baragouinant deux trois mots. Je suis arrivé à midi à Tokushima un des plus grandes villes de Shikoku. J’ai vite trouvé mon hôtel, le Sakura-so. La propriétaire parlait trois morts d’anglais mais j’ai réussi à avoir ma chambre. Arès avoir posé mon sac, je suis allé me renseigner sur comment le Shikoku Hachijūhakkasho. A l’office du tourisme, personne ne parle anglais et je me suis rabattu sur le Tokushima Prefectural International Exchange Association (TOPIA). La personne parlait un peu anglaus et j’ai réussi à avoir les renseignements que je voulais. Il y a de très chouettes dépliants sur le pélerinage ainsi que des cartes détaillées de la préfecture de Tokushima.

Je ne sais pas si je pourrais faire les vingt trois premiers temples. Il fait très chaud et la barrière de la langue est certaine. Il est certainement plus facile d’être bouddhiste chez soi, au chaud ou au frais, avec ses repères, sa langue qu’à l’autre bout du monde, dans une société inconnue, avec une langue qui n’a rien à voir avec la sienne et perdu en pleine campagne.

Lorsque j’écris ces mots sur mon carnet de poche, je suis sous les cérisiers d’un parc près de la gare. Je me suis un peu étendu sur les bancs de bois. Il y avait une très jolie musique qui venait des alentours, avec une sonorité traditionnel. J’ai d’abord pensé à du shamisen. Au moment de partir, je me suis aperçu que c’était un petit vieux qui jouait d’un instrument un peu bizarre qui tient à la fois de la flûte et de l’harmonica. En lui demandant le nom, je me suis demandé comment il allait réagir. Il a souri et m’a dit simplement « Ocarina ». Forcément. J’ai repensé avec mes réflexes de geek, aux Zeldas. Il a joué un morceau qui était dans une bande originale de Joe Hisaishi, le Voyage de Chihiro. Quand j’ai dit sugoi, super en japonais, il s’est mis à rire. Puis je suis parti manger.

Un peu plus tard dans ma chambre à l’hôtel…

Belles rencontres que j’ai faites aujourd’hui ! Tout d’abord une vieille dame et sa fille qui déjeunaient à un des restaurants de la gare. On a essayé de discuter: elles m’ont pris d’abord pour un américain, puis m’ont trouvé soit mignon soit que mon teint était jolie, je n’ai pas bien saisi. S’il faut c’est carrément autre chose. La vieille dame avait 78 ans et m’a laissé un mot sur mon petit carnet. Celui-ci dit en substance de tenir bon malgré la chaleur et d’avoir du courage. Elle m’a donné mon premier osetai, un don que l’on fait spontanément aux pélerins faisant le pélerinage. Un don comme cela c’est un don que l’on fait à Kukai.

Je suis revenu au TOPIA pour me faire traduire le mot. C’est là que j’ai rencontré Xiao, un chinois ou un presque chinois, je n’ai pas bien saisi, avec qui j’ai discuté un moment. C’est la seule personne avec qui j’ai pu discuté anglais depuis mon arrivée. Très peu de personnes parlent anglais en dehors des très grandes villes. Cela m’a encore plus motivé à apprendre le japonais en rentrant. Ici l’écriture est omni-présente il y a des kanji, hiragana et katakana partout. Xiao m’a félicité pour mon anglais et m’a demandé quand je rentrerai en France de pousser mes compatriotes à parler des langues étrangères et à aider les touristes comme il l’a fait avec moi. A l’étranger les français n’ont pas une réputation de polyglotte. Il m’a donné quelques conseils et je suis parti.

La barrière de la langue me chagrine un peu. J’aimerai bien parler et échanger plus avec les japonais mais mon oreille n’est pas encore habitué à reconnaître la langue.

Je me donne jusqu’à vendredi pour faire les vingt trois temples. C’est une prévision très optimiste car je n’ai pas encore porté mon sac très longtemps et surtout pas sur une randonnée en pleine chaleur.

L’auberge dans laquelle je suis est très propre et pas chère du tout. Les seuls inconvénients sont les toilettes à l’étage et la salle de bain au premier.

J’ai encore du mal à cerner les japonais. Je me demande s’ils ont des passions, une vie en dehors du travail. Quand on parle de travail, j’ai l’impression qu’ils travaillent tous dans l’entreprise de Dilbert. Ils sont tous en uniforme ou costard pour partir travailler. David me disait que pas mal de femmes après l’université rêvaient de se marier et d’être femme au foyer. Ici le mariage est en général, avant tout, social et un moyen de faire progresser dans sa carrière.

Il y a une chose fantastique ici, ce sont les aménagements faits pour les handicapés. Tout est fait pour faciliter leur vie, c’est incroyable par rapport à ce qui est fait en France.

Il se fait tard, je vais aller bouquiner sur mon futon bien douillet.



Commentaires・コメント

  1. maman #
    15 juillet 2008

    un bon départ sur ce chemin de pèlerinage avec de belles rencontres spontanées, recherchées et rassurantes! bon pélerinage bon courage bisous niveau langue tu vis la tour de babel!

  2. maman #
    15 juillet 2008

    un bon départ sur ce chemin de pèlerinage avec de belles rencontres spontanées, recherchées et rassurantes! bon pélerinage bon courage bisous niveau langue tu vis la tour de babel!

  3. patricia #
    16 juillet 2008

    un don pourquoi pas , il est possible d’en faire un a distance ? pour moi et toute la famille ?
    j’ai deja entendu parlé du shamisem dans le livre geisha . elles apprennent c’est art très tôt pour parfaire leur éducation …….
    bon courage pour ton pelerinage et envoie beaucoup de photos

  4. patricia #
    16 juillet 2008

    un don pourquoi pas , il est possible d’en faire un a distance ? pour moi et toute la famille ?
    j’ai deja entendu parlé du shamisem dans le livre geisha . elles apprennent c’est art très tôt pour parfaire leur éducation …….
    bon courage pour ton pelerinage et envoie beaucoup de photos

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