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Archive for juillet, 2008

Ce soir nous sommes allés chez Masako et sa famille.

Masako était une élève dans le cours de français que donnait Sophie. Elle et son mari parlaient assez bien français même si David était là en backup si jamais. Dès l’entrée, je me suis déchaussé et mis mes chaussures l’avant vers la porte. Des chaussons nous attendaient. Nous sommes ensuite passés dans le salon où ils nous ont servis un apéritif: champagne pour David et Sophie, et jus d’orange pour moi. Un français ne buvant pas de l’alcool devait leur paraître bizarre me disait en rigolant David. J’ai tenté un seiza mais sur un plancher de bois j’ai un peu souffert.

La famille de Masako

La famille de Masako: Sara, Luna, Masako et son mari

Ensuite nous sommes passés à table. Masako nous a fait une démonstration de confection de maki. La table était bien garnie et un véritable festin nous attendait ! Anguilles, concombres, poulpes, crevettes, thon, saumon, daurade, des oeufs de poisson, de l’omelette et de l’avocat.

Table des makis Les couverts
La table des makis Les couverts

C’était très bon. Il y avait aussi une spécialité du Kansai, du tofu de sésame, tout simplement excellente. Ensuite Masako nous a servi du flan ainsi que des walabi mochi (des mochis saupoudrés de poudre de kinako) et des mochi farcis à l’anko, une pâte aux haricots rouges.

Masako nous a servi aussi du thé matcha ainsi que du thé vert très bon.

Je bois du matcha David aussi
Je bois du thé matcha David aussi
Le dessert A gauche les mochis, au

dessus le thé vert et à droite

le flan

La famille a été très sympathique et d’une conversation agréable. Cela m’a permis une immersion totale dans une famille japonaise, l’espace de quelques heures. Pour mon premier jour, ce fut une excellente surprise !

Encore merci à Masako et sa gentille famille, ainsi qu’à David et Sophie pour m’avoir permis de partager ce chouette moment.

Je suis bien arrivé. Toutes mes craintes se sont envolées dès l’embarquement à Toulouse.

Contrairement à tous mes voyages en avion, je n’ai pas fait sonner les portiques et j’ai passé la douane avec succès malgré mon passeport delphine. Les passeports delphine sont la série de passeports précédant les passeports électroniques. Ces « delphine » ont la fâcheuse tendance à avoir la photo qui se décolle. D’après les renseignements que j’ai pu lire ça et là, si la déchirure est inférieure à un tiers le passeport reste valide.

C’était ma principale hantise. J’ai découvert que dire un énorme konichiwa en souriant aide beaucoup avec les officiels japonais, ou du moins il m’a semblé.

J’ai eu onze heures de vol dans un 777 et je préfère vraiment les airbus. Je suis arrivé avec quarante minutes de retard à l’aéroport d’Osaka-Kensai. David m’attendait dehors. Ici il fait chaud et humide mais heureusement qu’il y a beaucoup de clim’ ici mais sans trop, il fait frais mais pas froid.

Après deux heures de trajet en train, on est enfin arrivé à Kyoto. Après un verre rafraîchissant, on est allé manger dans le restaurant de ramen jusqu’à côté de chez David et Sophie. Ce resto fait très cantine pour gens du cru, on y mange copieusement et c’est très bon.

Étonnamment je n’ai pas eu de gros choc comme j’ai pu en avoir en débarquant à Trudeau à Montréal.

Pour les photos je n’en ai pas trop fait, juste une de David mais j’en ferai plus dans la semaine.

Cela y est demain, je m’envole…

Je prends l’avion pour le Japon. Je commence à stresser. Pourquoi ? Pays inconnu, un mois là-bas, je ne connais pas la langue, je pars sans trop de planification. Comme je me suis amusé à le dire ces derniers mois, je ne suis pas le premier occidental à faire cela et sûrement pas le dernier.

J’ai préparé le sac avec ma mère et mon père qui revenait de Singapour. J’ai réglé les derniers détails avec Arnaud qui doit m’emmener à l’aéroport demain.

J’appréhende toujours l’avion, retards, incidents, etc. ainsi que les voyages. J’ai toujours envie de tout balancer au dernier moment, même si c’est pour partir à Paris pour trois jours. Sûrement mon côté casanier ou l’envie de vouloir toujours tout maîtriser.

Ma mère a eu la bonne idée de vouloir m’offrir un livre et après avoir longuement hésité sur Brooklyn Follies de Paul Auster, j’ai pris le cycle de Terremer d’Ursula LeGuin. Un bon gros livre pour ma dizaine d’heure de vol. J’ai aussi mon LonelyPlanet Japon et mon bouddhisme pour les nuls. J’ai failli oublié mon Sur la route. J’ai préféré laissé le Dhammapada dans mon sac de voyage. Que de livres, non ? Ils m’ont toujours rassuré et j’en ai toujours un ou deux (voir plus) sur moi.

J’ai pris aussi un pseudo Moleskine pour prendre des notes, faire des dessins et recueillir des écrits des gens que je rencontrerai.

Voila mon dernier billet écrit depuis la France. Le prochain sera écrit depuis le Japon !

さよなら ! (sayonara, ici « au revoir »)

Avant de partir je me suis dit que j’allais me photographier avec les ami(e)s.

Je m’excuse auprès de ceux que je n’ai pu voir avant de partir. Si vous voulez, je prendrai des photos avec vous à mon retour !

Florie et moi
Djé et moi Nono et moi Solo de folie
Djé et moi Nono et moi Solo de folie
The Jonstriker band
The Jonstriker Band
Tony, moi et Gégé
Tony le padre, moi
et Gégé la Coccinelle